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8/27/2007 Il y a quelque chose qui me trouble...Ça fait mainteant un peu plus qu'un an que Pluton a été rétrogradée. Pourtant, je ne connais toujours pas la suite à la phrase:
Mon vieux, tu m'as jeté sur une n...
Je maintiens que Noune, même si ce serait hautement innaproprié, sonnerait foutrement bien...
Vive la vulgarité gratuite!!! 8/24/2007 J'appelerai pas ça un hasard.Au diable la Mairesse qui meurt, ou les rumeurs que Fidel ait levé les pattes.
Ce soir, j'ai fait un détour par le club vidéo. Devant le manque de choix, j'ai décidé d'y aller pour des films bien quétaines: Music and lyrics, parce que ça fait longtemps que j'ai pas fait des rêves humides featuring Hugh Grant, The Devil Wears Prada, parce que je veux voir le film avant de lire le livre et Driving Lessons, featuring Rupert Grint. Parce que c'est l'homme de ma vie, et parce que ce serait nice de faire des rêves humides featuring Rupert Grint ET Hugh Grant. Tous deux me murmurant à l'oreille des mots doux avec un accent british... J'ai un p'tit sourire cave juste d'y penser.
Et c'est sûrement parce que moi et Rupert on est connectés cosmiquement, parce qu'on est vraiment dûs l'un à l'autre. Aujourd'hui, 24 août, Rupert fête ses 19 ans. Et, sans le savoir, moi, le jour de sa fête, je loue son film d'émancipation. C'est trop un signe du destin. Faut absolument que je retourne à Londres stalker tous les Roux de la place. (Doit-on mettre une majuscule à roux? Tsé, c'est pas comme une nationalité, mais en quelque part, tsé, c'est un peu tout comme. On parle des Noirs, doit-on parler des Roux? Et si oui, à quand la République des Roux? Ce serait trop hot de faire comme en Israel et de déclarer un territoire pour les Roux et leur donner en reconnaissance de la souffrance publique à laquelle ils ont été exposés. Faudrait juste pas que ce soit dans un endroit trop ensoleillé, tsé, ils sont tellement blêmes... )
Mais bon, j'ai rien de plus à dire. J'aime Rupert. Même si il a comme pas de cils. Et Emma Watson me fait chier parce qu'elle va le frencher dans le 7e film. Biatch. 8/22/2007 Elyane on Modern Time relationshipsC'est un réflexe de vouloir étiquetter les relations entre les gens. C'est mon ami, mon chum, ma blonde, mon fuckfriend, ma fréquentation, mon ami moderne, mon kick, mon ex, le gars avec qui je couche, le gars que j'ai frenché, le gars avec qui je couche et que je frenche, le gars que c'est comme si j'étais sa blonde mais on sort pas ensemble...
Mais je pense qu'à notre époque, à mon époque, ces tags-là sont révolus. Anyway, y'en a tellement qu'ils veulent pu rien dire. Quand il faut que tu t'entendes avec le gars sur la façon dont il doit te présenter à ses amis, parce que tu veux pas créer de malentendus. Tu vas pas trop t'avancer sur tes sentiments, tu veux pas présumer des siens non plus. Qu'on se le dise, la route qui mène à la relation stable, dans mon milieu, c'est un chemin de gravier avec une suspension affaiblie. Tu sais que tu vas y arriver un moment donné, mais t'as quand même peur un peu que ça brasse trop fort. Ou que tu pognes le clos, un moment donné.
Il en arrive des badlucks dans une vie. Dans une relation. Peu importe sa nature. Et sa durée. Depuis deux mois, je voyais quelqu'un. Dans le sens de voir une fois ou deux par semaine, dans un but uniquement sexu. Et Thank God for that, c'est pas allé plus loin. À notre deuxième rendez-vous, j'ai démoli la moitié de sa salle de bain. Pas par exprès. Mais tsé, me connaissant, fallait bien s'attendre à quelque chose du genre. Se sont ensuivies des dizaines de malentendus, de rendez-vous manqués, de "Pas-ce-soir-je-suis-fatiguée". Et puis la bad luck finale.
Ça n'arrive pas qu'aux autres. En fait, ça arrive surtout à moi. Le condom a pété. Pis on s'en est pas rendus compte. Et il était franchement trop tard. Y'a pas grand chose à faire dans ce cas-là. Moi j'étais pas trop stressée. Le calendrier jouait de mon bord, on était dans les jours pas dangereux. Mais lui, lui il a capoté. Et aussi Christine. C'est Christine qui m'a convaincue d'aller prendre mes responsabilité sur mon heure de dîner du lendemain. J'ai donc assaisonné mon Subway de deux p'tites pilules blanches le lendemain midi, après être allée exposer mes détails à la pharmacienne. J'ai pas filé du restant de la journée. On dit quoi, à son boss, quand il nous demande pourquoi on est blêmes comme un drap? Comment on fait pour camoufler les nausées, pis gérer la dose massive d'hormones qui provoque un SPM perpétuel pendant 1 semaine et demie? Et quand on commence à avoir des saignements non prévus, est-ce qu'on doit capoter, parce que ce n'est pas un des effets secondaires indiqués sur la posologie? Comment on fait quand on a tout ça à faire, et qu'on est toute seule pour le faire?
Il a joué à l'homme invisible pendant une semaine. Au bout d'une semaine, mon dérèglement hormonal m'a fait lui envoyer une demande de mise-à-jour. Et la réponse était bien évidente: il avait à me parler.
Voilà. On s'est parlé. Mais comment on fait pour mettre fin à une relation qui n'en a jamais vraiment été une? C'est quoi la procédure pour faire comprendre à l'autre, qui sait très bien que vous n'allez nulle part ensemble, mais qu'il est temps de faire son chemin chacun de son bord? Y'a pas de manuel d'instruction pour les relations des temps modernes. Une rencontre en personne s'impose-t-elle, si vous n'avez jamais vraiment eu de conversation élaborée? Quand deux personnes sont d'accord sur le fond et sur la forme, est-ce qu'il faut vraiment mettre des gants blancs pour ne pas froisser des sentiments qui, de toutes façons, ne sont pas là?
Au moins il a eu la courtoisie de m'épargner la technique de la crevette. Il a aussi eu la courtoisie de m'explique ladite technique. Pour pas que je me la fasse passer. Je vous l'explique également, parce que je suis hyper dédaigneuse et cette technique m'écoeure au plus au point. Il m'a expliqué qu'un de ses amis, pour se débarasser d'une fille, a décidé d'arrêter de se laver avant d'aller la voir. Hence, la crevette. Je lui ai dit qu'il se tenait avec du drôle de monde. Il m'a dit que c'était en fait très drôle et que je pouvais pas comprendre. Il m'a aussi dit que j'étais gentille. Bleh.
Morale de l'histoire: Évitez la marque Durex. Christine recommande plutôt les LifeStyles. Et moi aussi, apparement, si on en croit cette photo peu flatteuse! 8/19/2007 Ça s'appelle du manque d'imaginationMadame la Faucheuse, je dois admettre que vous vous surpassez!
Je sais que je ne le connaissais pas. Je sais qu'en quelque part, Simon Longtin avait envisagé le risque de mourir à des milliers de kilomètres de chez lui au nom d'une cause qu'il a endossée un peu par défaut. Mais ça s'adonne que dans son bataillon, il y a le chum d'une de mes amies. Et que c'est très mal de la faire trembler dans ses culottes.
Quand le nom de Chantal sur MSN m'a appris que le linge de désert était arrivé, j'ai deviné que son copain allait bientôt être déporté loin loin. Et, secrètement, j'ai commencé à vérifier sur Cyberpresse quand il y avait des soldats canadiens qui se faisaient exploser. Juste au cas.
En Irlande, j'ai rencontré Liam, 22 ans, qui est dans l'armée et qui m'a confié que, avec de la chance, il serait envoyé en Afghanistan à la fin de l'été. Et il n'a pas réussi à me convaincre qu'on pouvait, consciemment, de tout son coeur, vouloir aller se battre dans le désert. Même si c'est son souhait le plus cher. Même si c'est pour ça qu'il s'est engagé dans l'armée. Même si c'est pour ça que des milliers de jeunes s'embarquent dans l'armée.
Il y a quelques semaines, le nom de Chantal sur MSN m'a informé que Pat était vraiment parti. Et c'est son encore son nom sur MSN qui, en ce moment, m'informe encore qu'elle a mis son drapeau en berne. Simon Longtin, c'était l'ami de son copain. J'ai été lire ce que Cyberpresse avait à m'apprendre sur le sujet. Je n'ai même pas été capable de lire l'article au complet. J'ai aperçu des bribes de "jeune homme montrait encore de faibles signes vitaux après l'attaque à l'explosif" et de "les convois militaires canadiens n'ont eu aucun répit ces derniers jours, ayant été attaqués à trois reprises en une semaine". Et puis j'ai déclaré forfait.
Quand on me demande c'est quoi mon souhait le plus cher, je répond toujours "la paix dans le monde" ou "un poney". Mais vous savez, je pense que jamais personne ne se fera tuer pour me procurer un poney.
Ce n'est pas la Deuxième Guerre Mondiale, personne dans mon entourage immédiat n'est Juif ou Rwandais. Je connais exactement 2 personnes dans l'armée. Dont un en Afghanistan, et un en attente d'y être envoyé. Mais si les Talibans s'unissent avec la Faucheuse, alors là, il faut s'attendre à tout.
Touche pas à mes amis, salope!! Pis force toi un peu... La guerre, me semble, ça manque d'originalité...
8/5/2007 A week laterIl y a 1 semaine, à quelques minutes près, je survolais Montréal. Je suis passée directement au-dessus de mon appart. J'ai vu ma rue. Et je me suis dit: "Ça y est, c'est pas ce coup-ci que tu vas mourir."
J'ai donc traversé l'Atlantique pour la 12e fois de ma vie. Pour certains, il y a rien là. Pour d'autres, ça apparaît beaucoup plus cool que ce l'est vraiment. Pour moi, ça reste insatisfaisant. Tout comme quand je regarde la carte du monde dans mon corridor et que je vois tous ces pays sur lesquels je n'ai pas encore planté d'épingle jaune. Mais c'est temporaire, que je me dis. C'est pas juste pour l'Asie, l'Afrique et l'Amérique du Sud que l'Europe soit toute picotée alors qu'eux ils ont juste deux-trois p'tits points.
Je suis donc revenue de Londres sans encombre. Me suis pas fait arrêter aux douanes. Pour la première fois, je transportais la quantité légale d'alcool avec moi. La douanière avait l'air de douter de ma santé mentale quand je lui ai dit que je voyageais seule. Elle m'a demandée si j'avais des amis là-bas. Je lui ai dit que oui, pour la rassurer. Je suis une grande fille maintenant. Je suis capable toute seule.
Et ça fait drôle, parce qu'à Londres et Dublin, il n'y avait personne pour m'accueillir à l'aéroport. Je sortais du terminal pour me diriger vers la navette qui m'amènerait au centre-ville, vers mon hôtel, avec mon pack-sack de 23 kilos sur les épaules. Mais à Dorval, mon papa et ma maman m'attendaient. Pas de bouquet de fleurs, malheureusement, parce qu'ils ne font pas souvent les choses en bonne et due forme... :) Voir des figures connues, ça déstabilise un peu quand tu es dans l'état d'esprit "Belle, bonne, fine, capable". Surtout quand ce sont tes parents. T'as juste le goût de t'assoir sur ton chariot à bagage et de demander à ton père qu'il te pousse jusqu'à l'auto, que ta mère te mette dans ton banc de bébé, et de faire un somme dans la voiture jusqu'à temps que tu arrives chez toi, que ta mère te passe ton pyjama, que tu te fasses border, pis qu'ils referment doucement la porte de ton appartement en s'en retournant dans leur banlieue.
J'ai défait mon bagage mercredi matin. Dans l'urgence de trouver une camisole propre au fond de mon pack-sack. C'est du denial, de ne pas défaire son bagage. Tant qu'il n'est pas défait, tu n'es pas encore complètement revenue. Mais là c'est officiel, en ce moment même, j'ai une brassée de couleur dans la sécheuse, une brassée de foncé dans la laveuse et ma brassée de blanc/draps est en attente de la fin du cycle.
Je n'ai pas été tranquille depuis mon retour. Dès le lendemain, je me suis retrouvée sur le terrain pour la semaine, la semaine la plus chaude de l'été, bien sûr. Lundi soir, je me suis couchée à 8h00. Et je me suis réveillée à 4h00. Mardi, mercredi et jeudi, j'ai vu des amis, sans vraiment me coucher avant minuit chaque soir. Vendredi, j'ai profité de ma solitude un peu. Samedi, suite aux demandes générales de mon public, j'ai mis mes photos de voyage en ligne. Puis je suis allée souper chez papa et maman pour faire la distribution des cadeaux. J'aime ça ramener des souvenirs à tout le monde. J'en ai passé des heures à écumer les boutique pour trouver quelque chose à chacun, qui va leur plaire et qui représente le pays que j'ai vu. Peut-être bien qu'eux ils s'en calissent. Mais j'ai souvent plus de plaisir à donner qu'à recevoir. Non, correction. J'ai plus de plaisir à acheter qu'à recevoir.
Ainsi se tourne la page sur mon voyage. Demain, je retourne à mes fonctions d'arpentrice-géométrique dans le confort de mon bureau à l'air climatisé qui me donne le rhube en plein été. Et de toutes façons, il y a la belle Lily qui est venue me voler la vedette. Et même avec des photos du gazon le plus vert que vous aurez jamais vu, je peux pas compétitionner avec cette jolie chose toute rose qui est devenue ma 11e cousine. Chaque chose à sa place. |
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