| Elyane's profileChroniques de mon très q...PhotosBlogLists | Help |
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7/30/2006 Dur dimanche soir...Il est 23h28 et j'ai besoin de counseiling...
J'ai pas encore rempli mes papiers d'inscription à la maîtrise... Je suis comme pu sûre... Je dois déjà tellement de sous, j'ai tellement le goût de partir en long long voyage, j'ai tellement pas le goût d'aller parler pour rien dire avec des idéalistes qui, si je me fie au cours de maîtrise que j'ai fait à ma dernière session, s'écoutent parler et ne s'en vont nulle part... Pis il y a aussi tous ces travaux du Cégep que j'ai retrouvés vendredi dernier, mes dissertations, critiques littéraires, et autres compositions, toutes annotées par mon prof qui, en toute modestie, semblait trouver que j'avais une compétence en la matière... Je me demande même si, en allant à la bibliothèque nationale, je vais retrouver le livre dans lequel une de mes compositions a été publiée... J'avais 15 ans, et c'était un poème sinistre, mais très musical... Bref, dans ma tête, c'est redevenu une grosse poignée de clous mêlés... Quessé qu'on fait quand on sait plus ce qu'on veut? Et qu'on a jusqu'à demain pour décider, parce que c'est demain que je dois envoyer mes papiers de McGill obligatoirement...
On fait comme je fais maintenant... On met de la musique forte pis on pleure un bon grand coup...
Il est 23h40, et je reste ouverte aux suggestions... 7/26/2006 That's hotDepuis lundi, soit je récure, soit je végète... À la chaleur qu'il fait, 2 heures à frotter dans la salle de bain ou la cuisine suffisent à me faire dégouliner comme un érable au printemps... Je suis sûre que si on me fixe un chalumeau, je pourrais fournir en eau un petit Biafrais... Qui a besoin d'un sauna quand on peut suer à coeur joie dans un appart sur la rue Villeray??
Depuis lundi, vous aurez compris, je lave mon appart et je m'enracine dans mon divan. Je n'étais pas vraiment sortie à l'extérieur, toute déboussolée que je suis de pouvoir vivre dans 3 pièces et demie!! Je suis néanmoins sortie déposer mon bacc de récupération et de nombreuses boites enfin vidées mardi matin... Vous comprendrez que ça a fait ma journée... Ce matin, après avoir balayeusé et lavé le plancher de la cuisine, j'ai donc pris sur moi de prendre une douche très nécessaire... Pas tant que je puais, mais bon, c'est ce qui rafraîchit le plus dans les circonstances... Mais voilà que ma douche a été le théâtre d'une macabre découverte...
Je ne m'étais pas démêlé les cheveux depuis quelques jours. Àprès avoir shampooiné lesdits cheveux, je les inonde de revitalisant pour faire disparaître le gros tapon de noeuds que je sentais se densifier dans mon dos... En essayant gentiment de les démêler, mes cheveux merdiques décident de faire le mort et de s'arracher sans demander leur reste. Horrifiée devant la grosseur de la touffe qui vient de me rester dans les mains, et en sentant encore que les noeuds sont tout aussi mêlés, j'ai capoté... En sortant de la douche, tout de suite, je fais une recherche sur les pages jaunes sur Internet avec l'outil "Proximité", pour connaître les coordonnées des coiffeurs les plus près de chez moi... Le tout avec extrêmement d'appréhension, parce que mes cheveux, je les aime même si ils décrissent sans permission...
Il s'adonne que dans mon entourage, il y a en majorité des coiffeurs pour hommes seulement, ou encore des salons pour les cheveux de Noirs... Après quelques appels infructueux (dont un au chic Institut de coiffure Claude Vallée, qui prenait juste des rendez-vous 2 à 3 jours à l'avance, so much pour mon urgence capillaire!), j'ai décidé de me promener sur la rue St-Hubert pour trouver une place pas pire qui ferait la job... Je revêt donc une petite robe soleil, des gougounes, je fais un motton de cheveux pour pas que mon désastre paraisse, et je sors fouler le macadam...
Je me suis retrouvée chez le salon Juli-Set ou quelque chose du genre... Deux petites madames dominicaines, une odeur comme chez mes grands-parents, de la musique du célèbre chanteur mexicain Juan Gabriel, un mur bardé de diplômes de divers instituts de beauté... Je leur montre à peu près ce que je veux, en spécifiant bien que les noeuds doivent disparaître et que, tant qu'à y être, remonter mes cheveux en haut des épaules... En plus, comme ma coiffeuse ne parlait presque pas le français, j'ai pu me fare coiffer en silence, ce que j'aime tellement mieux que d'être obligée de conter ma vie à une fille qui s'en calisse... Elle ne parlait pas, mais elle chantait par exemple, et elle dansait aussi... Par contre, j'ai eu mes doutes quand elle a commencé à me couper les cheveux d'une main en parlant au téléphone de l'autre... Mais le résultat est très satisfaisant, mes cheveux qui bouclent tout croche n'ont pas l'air fou, et pour couronner le tout, ça coûte juste 12$... Parfait, ça cadre avec mon nouveau style de vie que j'ai adopté depuis hier, la simplicité volontaire. Hier j'ai regardé à mes comptes.... D'où la simplicité volontaire... Dans la vie, il faut ce qu'il faut!
En revenant, j'ai fait un saut à la banque pour déposer mon chèque de paye (le dernier avant longtemps, maudites vacances pas payées!), puis je suis arrêtée dans une petite épicerie avec des produits importés d'Amérique du Sud... Il me manquait de la pâte de tomate pour faire une sauce à spag et puis il y en avait pas au marché Richelieu d'en face... J'ai aussi faibli pour des petits piments Jalapeno entiers que je vais glisser dans la sauce... Muy caliente!!
Alors que je découvre mon nouveau quartier et que j'en ai de moins en moins peur, je m'apprête aussi à faire ma première sortie dans les bars de la grande région métropolitaine demain soir, en compagnie de Maxime, Sonia et Andréane, entre autres... (Mais les autres, je les connais pas...) Direction Brasserie Ste-Thé ou bien Ste-Élisabeth, c'est pas encore décidé... Ca se peut donc que j'aille squatter chez maman et papa demain soir tard tard si il est décidé de sortir en banlieue... Dans mes souvenirs, la BST, c'était quand même cool comme place, mais dans mon souvenir, il y avait les Italiens et moi qui avait pas encore 18 ans et qui se sentait tellement bad-ass d'être dans un bar... Eh! C'est aussi ça la vie! :)
Bon, je vais aller m'écraser devant la télé... J'aurais de la vaisselle à faire, mais je suis en train de fondre sur place... Pas convaincue que je vais aller m'activer au-dessus d'une bassine d'eau chaude avant que le soleil ne soit couché!
Hasta luego! 7/25/2006 PfffffftC'est plate!
Fais chaud!
Ch'tannée de toujours chialer...
C'est plate les vacances! 7/20/2006 Random invitationHey, quelqu'un, on va tu au cinéma?
Y'a l'air climatisé, pis y'a Jamie Fox dans Miami Vice...
7/19/2006 FuraxFucking fuck shit!
Je sens que mes vacances vont être remplies de curriculum vitae et de démarches d'entrevues...
Non mais, y'a des fucking limites à se faire insulter!
On a tenté de me raisonner, en me disant que ses mots ont dépassé sa pensée, qu'il est stressé à cause de l'ouvrage à sortir avant les vacances et qui dépend tout de lui, que de toutes façons, j'ai pas à me sentir visée parce que c'est pas vraiment moi à qui il faisait des reproches...
N'empêche qu'il a parlé à la deuxième personne du pluriel, donc j'étais impliquée dans la conversation.
Qu'il a dit que je jacassais tout le temps. Ce qui est complètement faux. Croyez-moi, malgré ma réputation, je jase pratiquement pas au boulot. Reste que souvent, il faut parler un peu pour pas que je m'endorme devant l'écran...
Qu'il a dit que je faisais tout le temps plein d'erreurs. J'oublie parfois une flèche du nord, il est vrai... Mais bon... Me semble que ça fait pas saigner personne ça!
Et que je n'étais pas concentrée. Ce qui n'est pas tout à fait faux... mais je n'ai jamais été capable de me concentrer... J'ai appris à pallier à ma plus grosse lacune, et calisse, je viens quand même d'être admise
à la maîtrise, putain.
Et que je n'étais pas capable de réfléchir. Direct du droit sur le nez et la mâchoire. Quoi??? Si moi je ne réfléchis pas, alors qui fucking réfléchit dans ce monde???
10 minutes de blastage, 10 minutes bien comptées...
Bon, enfin, peut-être pas dix... peut-être huit... Mais ça a paru comme 10...
J'ai pas dit un seul fucking mot du reste de la journée. Il veut du silence, il va l'avoir son fucking silence.
A 17h tapantes, j'ai fermé mon ordi. Je me suis retournée et je l'ai regardée dans le blanc des yeux. J'ai mis mes points sur ses i. Peut-être qu'il y est allé un peu fort, qu'il dit. Peut-être qu'il est fatigué ces temps-ci.
Peut-être qu'il devrait prendre des cours de gestion de ressources humaines. Peut-être qu'il devrait gérer son temps efficacement. Peut-être qu'il pourrait aller travailler dans son bureau au lieu de dans le bureau des employés...
Je vais commencer à préparer des CV... Parce que je suis pas sûre de vouloir rester à l'emploi d'une personne qui pense secrètement que je suis incapable de réfléchir.
... Et dire qu'il y a trois jours, je revenais de la Beauce par les p'tits chemins de campagne, à travers les montagnes et je me disais que ça devait être ça, la vraie vie, une vingtaine d'amis, un chalet, un lac, un terrain de beach volley, de la vodka, du jus d'orange et un pédalo. Et un jeu de poche.
Esti de réalité poche pareil... Deux jours avant les vacances, mon appart qui a l'air d'une soue, le téléphone et internet fonctionnels... Un p'tit coup de crème dépilatoire avant d'aller me coucher...
Et une cerise sur mon fucking sundae... 7/11/2006 Me, myself and the KelvinatorCa fait des jours et des jours que j'avais le titre de ce billet en tête... En fait, depuis que je me suis rendue compte que mon four était de la très réputée marque Kelvinator...
Je suis enfin installée dans l'Île! Enfin, installée... J'ai pas encore de meubles dans le salon, et plusieurs boîtes n'ont pas encore été déballées (i.e. je n'ai pas encore récupéré mon réveil-matin...) En ce moment, j'enjoy un restant de pizza de déménagement. Seule. Yes!!! Y'a des gens qui trouvent ça triste de manger seuls... Pas moi... J'aime pas faire de la bouffe pour 1 seule personne, mais j'adore manger sans être obligée de parler, ni d'écouter. J'adore le silence en général... Certains m'opposeront que Montréal n'est pas nécessairement l'endroit le plus réputé pour son pourcentage de silence... (On se souviendra d'ailleurs qu'après chacun des matchs de la Coupe du Monde, la communauté de l'équipe victorieuse célébrait bruyamment dans les rues pendant des heures... Dimanche, ç'a été infernal, même si VIVE L'ITALIE!!) Mais en ce moment, les seuls bruits que j'entend, c'est le grésillement du frigo (de marque Appollo Roy, un gigolo du terroir) et le cliquetis de mon clavier... Pas de coup de feu, pas de femmes qui se font battre, pas de clochard soul dans ma ruelle... Pas non plus de seringues usagées, d'armes blanches dans les buissons, de bidonvilles illégaux... Juste des personnes âgées et quelques jeunes familles... Beaucoup d'Haïtiens, mais j'ai aucun problème avec eux... Y'a aussi la sympatique famille d'hispanophones qui ont un réseau sans-fil non-sécurisé et qui permet à moi d'updater ce blogue en ce moment... Mais je fais pas d'abus. Je le jure. Sauf qu'il a aussi Vidéotron qui sont pas encore venus débrancher le câble... Donc techniquement, mon gentil collègue et guide spirituel m'a fait remarqué que je suis une escroc... Des si gros mots pour de si petits abus... C'est même pas de l'abus... C'est de la jouissance de ressources non-réquisitionnées...
M'enfin, je m'écarte... J'aurais des boîtes à déballer et de la vaisselle à laver. Un lunch à préparer. Du sommeil à rattraper... Mais voilà, dans 4 minutes, c'est Desperate Housewives... Pendant que la télé n'est pas brouillée...
Yours truly, straight from the Island formely known as Montreal.
7/6/2006 Et ça continue...Après plusieurs mois de suspense intolérable, la School of Urban Planning de McGill a finalement tranché.
I'm in!!!!
Voilà, c'est officiel, ça fait pas l'affaire de tout le monde, faut que je recompense mon budget pour qu'il ferme avec un bon facteur échelle, mais c'est vrai de vrai, je fais partie des lucky 20 personnes qui ont été retenues pour cette année! Deux années de sursis avant de retenter l'expérience du marché du travail... Deux années de vache maigre, de soupe Ramen et de non-voyage en perspective... C'est pas grave, je vais l'endurer!
Dans un autre ordre d'idée, je n'ai pas encore complété mon déménagement. On avait convenu d'y aller graduellement, mais là il reste encore le salon, le couloir et quelques moulures à peinturer, ça fait du sur place pas mal, et j'ai hâte de pouvoir y dormir! Pour l'instant, je suis encore dans les boîtes, dans ma micro-chambrette encombrée, dans ma banlieue éloignée... Non mais ça aussi, faut que je le dise : Esti que le monde savent pas chauffer sur la 15! Ces bouchons de circulations quotidiens-là sont totalement injustifiés! Ca prenait vraiment moins de temps l'été dernier, alors qu'il y avait full de travaux... Saprés chauffards, vous me faites perdre une heure de mon temps chaque matin... Une heure! Savez-vous ce que j'ai le temps de faire en une heure, moi? Moi non plus, parce que chaque jour, je perds cette goddam heure à cause de vos niaiseries de pas vouloir laisser passer l'autre... Bande de caves...
Je suis complètement vidée ces temps-ci... L'appart, le déménagement, le voyagement, le travail que je sais plus trop à quoi m'en tenir... La maîtrise, le budget aussi qui me travaille beaucoup... Je suis arrivée au point mort, où je ne sais plus quoi penser, quoi faire, tsé, quand la meilleure chose à faire dans ce cas-là (n'est pas prescrite par la loi ni par les tables de la foi), semble de se cacher en dessous de son lit, roulée en boule, pis chantonner des berceuses en regardant dans le vague... Si j'étais Marcel, je dirais que je suis en burn-out... Mais comme, merci Jésus, je ne suis pas Marc, on va dire que je suis juste un peu dépassée par les événements et que si vous voulez prendre une couple de décisions pour moi, vous êtes les bienvenus...
Ah oui pis aussi, j'ai appris tantôt que j'avais un billet aller-simple pour l'enfer... A ma première communion, une de mes amies m'avait remis un beau crucifix en cadeau. Je l'avais gardé sans conviction, parce qu'un crucifix, quand t'es croyante juste quand t'es dans le trouble (maudit crisse de tabarnack, on s'entend!), ça sert pas à grand chose... Il était donc rangé bien sagement dans une vieille boîte à chaussure que j'avais mise de côté quand j'ai fait mon ménage de garde-robe la semaine dernière... Mais dans un élan environnementaliste quelconque, j'ai sans réfléchi embarqué toutes les vieilles boîtes à chaussures remplies de cossins inutiles (i.e. la collection de transferts de métro) dans la grande poubelle du recyclage... Esti de cerveau de papillon qui a pas vérifié ses déchets avant d'en disposer... Putain de merde!!! J'AI JETÉ UN CRUCIFIX!!! J'm'en va direct en enfer...
Esti de calisse de maudit crisse de tabarnack!! |
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