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5/27/2007 Comme dans l'temps...Évidemment, j'ai un rapport de stage à faire pour clore cette belle étape de mon cheminement professionnel. Évidemment, durant le week-end qui devait n'être consacré qu'à la rédaction du rapport maudit, j'ai été louer 6 films, j'en ai écouté 4 (Little Miss Sunshine, Out of Africa, Elephant et The Graduate), j'ai fait le tour de Youtube plusieurs fois, j'ai été réécouter des vieux Têtes-à-Claques, j'ai envoyé des courriels, j'ai updaté mon blogue, j'ai fait mon lavage, ma vaisselle, mon lit, j'ai fait du MSN en masse et j'ai lu Harry Potter and the Goblet of Fire et je suis rendue au tiers de Harry Potter and the Order of the Phoenix.
J'ai également ouvert un document Word qui est enregistré sous le nom rapport_stage_OAGQ. Et qui contient exactement trois mots. Qui vont comme suit:
RAPPORT DE STAGE
Comme l'a dit un (très) vieux sage : "La productivité, c'est overrated."
5/26/2007 Is it me?Ok, je ne fais aucunement dans la politique. Je peine avec le système québécois, alors avant que je comprenne la politique de l'Europe de l'Est... Faudrait que Denis passe plusieurs longues soirées bien enfumées à m'expliquer tout ça à fond.
Par contre, je sais qu'il y a quelques années, Viktor Ioutchenko s'est fait mystérieusement empoisonner pendant sa campagne électorale. Mais là je trouve qu'il a meilleure mine. Je dirais même plus. Je pense que j'ai un politico-kick sur lui. Genre que Ioutchenko, c'est comme le Mister Big ukrainien. Non mais avouez, il a quelque chose, quand même...
*Sigh* 5/21/2007 Maybe. Maybe not.Maybe fuck yourself.
J'ai écouté The Departed tantôt. C'était très bon. Vive les journées de congé!
Cet après-midi j'ai été remplacer mon vélo volé. En effet, je me le suis fait piquer sur mon balcon. C'est chien. C'était pas prévu dans mon budget. Mais bon, c'est la vie. J'ai été chercher un Écovélo dans le bas de la ville. Un peu cher, mais c'est pour la bonne cause. Les Écovélos sont fabriqués par SOS-Vélos, un organisme de réinsertion des jeunes, qui leur apprend la mécanique des vélos, à travailler dans la vente, etc. Ils prennent des pièces de vélo et les recyclent en de nouveaux vélos. Les dits vélos ont des lacunes au niveau des dérailleurs et des changements de vitesses. Mais celui que j'ai choisi, il est correct. Une belle bicyclette bleu vif. En plus ça venait avec un porte-bagage et une bouteille d'eau.
Je vais le sortir faire un tour. J'ai besoin de lait et de nutella. Bon, le nutella est facultatif. Mais si j'ai pas de lait, je peux pas manger des cérales. Et si j'ai pas de nutella, je vais avoir juste des toasts tristounettes. Alors c'est l'impasse. :) 5/16/2007 Reconnecting with my inner social conscience and feeding my atrophied cultural referencesLe mois dernier, j'ai fait un move incroyable, que je retardais depuis des mois. Je me suis abonnée au club vidéo.
J'y suis allée deux fois depuis. La première fois, j'ai loué Running With Scissors (c'tait bon, mais sérieux, même si je sais que c'est une histoire vraie, le psychologue me paraissait trop fou braque pour que je le trouve crédible... Comme quoi même si la réalité dépasse la fiction, il faut savoir bien la fictionner pour qu'elle ait l'air réelle...). J'avais aussi loué The Holiday. Avec Jude Law, (que la première femme qui ne serait pas prête à lui prodiguer le pompier d'entre tous les pompiers fasse un pas en avant et meure lapidée!) et Jack Black, qui, bien entendu, n'est pas un sex symbol en soi, mais hey, comme Marie-Élaine me l'a fait réaliser, on veut toutes secrètement le marier quand même.
M'enfin, je voulais surtout en venir à parler des deux derniers films que je viens de louer: Half Nelson et Babel. Bon là je sais que vous allez me juger parce que je fréquente l'allée des films "américains wannabe de répertoire". Mais moi j'aime ça. Et pour finir de me justifier, je loue parfois des films d'action, d'horreur, des comédies débilisantes ou romantiques et des films étrangers et québecois, sans discrimination. En fait, c'est plutôt le contraire, je les discrime tous à part égale. Pas de jaloux.
J'ai regardé Half Nelson samedi dernier. J'aurais dû aller fouiller un peu sur internet avant pour comprendre ce à quoi le titre faisait référence, parce que j'avoue que tout le long du film j'essayais de comprendre et de trouver un lien. (Après le film, j'ai été sur Wikipédia et je me suis auto-éclairé la lanterne... Half Nelson, c'est move de lutte dont il est pratiquement impossible de se sortir, apparemment. Et sachant ça, vous allez peut-être apprécié un peu plus le film.) Quoique vous allez l'apprécier de toutes façons. On aime la fin, même si elle nous laisse un peu sur notre faim. Hum? Ceux qui l'ont vu, j'aimerais savoir ce que vous en pensez, parce que j'ai été voir sur internet les discussions et puis je trouve que le monde ont vraiment pas l'air allumés... En tous cas! (Et permettez-moi d'ajouter que j'apprécierais vraiment licher Ryan Gosling. N'importe quand, n'importe où. Avec ou sans barbe. (Quoique j'aimerais mieux avec.) Avec ou sans drogue (Quoique j'aimerais mieux avec.) )
J'achève à l'instant mon visionnement de Babel. Moi j'aurais fait un film avec juste l'histoire de la Japonaise. Sérieux, j'aurais aimé rentrer plus en profondeur dans l'univers des jeunes Japonais. Ça m'intriguait vraiment, quand je suis allée là-bas, mais je me trouvais un peu trop akward pour créer des liens avec les jeunes locaux. J'aurais dû, c'est une chance que j'aurais probablement plus jamais... C'est ce que ça m'a fait réaliser aussi. Ah oui, j'aurais vraiment aimé connaître le contenu de la lettre que la Japonaise laisse au policier. (Et de ce policier, bon Dieu, je n'ai que deux choses à dire: "Parles-tu anglais?" et "C'est pas grave, on va jouer à un jeu. Ferme tes yeux, ouvre la bouche.) Et je réitère aussi que si Brad Pitt voulait un jour domper Angelina, je suis une bonne candidate pour jouer la mère de substitution à Shiloh, moi et elle on se ressemble comme deux gouttes d'eau. À bon entendeur... C'était bien bon, Babel (bravo pour la belle allitération!). Je trouve que c'est vraiment des images d'humanité qu'on voyait, à part pour le personnage de Gael Garcia Bernal, qui lui était un peu trop caricaturé à mon goût. Il aurait dû revenir... en tous cas! Mais reste que l'Américaine qui a peur de se faire soigner par le docteur local, la Japonaise sourde-muette dans le bar éclaté, les p'tits gars qui jouent avec des guns, les enfants qui sont gênés pis qui finissent par défiger, le guide touristique qui refuse l'argent de Brad, les fuckings gros Amerloques qui pleurent pour avoir leur air climatisé même si ils gaspillent du gaz... Je trouvais vraiment que c'est un beau film sur l'humanité dans des clichés, peut-être, mais des clichés bienfondés, qui prennent leur source dans les différences de culture, d'éducation. Je ne pense pas que ce soit un film sur le racisme ou la xénophobie, c'est pas du tout l'impression que ça m'a donné. (Pas comme Crash, qui était beaucoup plus explicite sur ces thèmes-là.) Je pense bien plus que Babel était une histoire sur l'humanité. (Et je me retiens de pas mettre un h majuscule devant humanité, parce que là je sonnerais bien trop comme si j'avais fait un bacc. à l'UQAM. Et ça, je veux vraiment pas.)
Haha. Une bitcherie gratuite contre l'UQAM en fin de post. Ça vous apprendra à avoir choisi l'Université du Peuple!
5/14/2007 TéléthonBon allez, je vous sollicite un peu pour quelque chose qui me tient à coeur!
Si vous venez régulièrement ici, vous savez qu'au cours des derniers mois, il y a beaucoup de personnes dans mon entourage qui ont été affectées par le cancer. Des jeunes personnes, dans la vingtaine; deux en sont décédées. Puis il y a aussi ma grand-maman, qui a survécu à son deuxième cancer. Et les parents/tantes/oncles/grands-parents de plusieurs de mes amis et collègues. Sérieux, fouillez un peu dans votre network de connaissances, vous aussi vous en connaissez plein. Je vous permet d'inclure Saku aka Capitaine Courage dans votre réseau, si nécessaire.
L'affaire avec le cancer c'est qu'il va affecter une personne sur 3 au cours de leur vie. Dans ma famille immédiate, on est 6 personnes. Ça voudrait donc dire que deux personnes qui me sont extrêmement chères vont sûrement devoir lutter contre ce méchant démon. Il y a 67 personnes sur ma liste MSN. 22 personnes (et un tiers) à qui je tiens beaucoup... M'enfin, vous comprenez le principe...
J'avais déjà annoncé que je participerai au Relais pour la Vie en juin prochain. J'vais aller marcher toute une nuit avec mes copains pour lutter symboliquement contre le cancer. Ce qui est moins symbolique, c'est qu'il faut amasser des dons. (Doh Elyane, le monde sait c'est quoi le principe du marche-o-thon!) Voilà ce que je vous propose.
Dans l'autobus je me suis dit, "Ouin, il y a un peu plus de 10 000 personnes qui sont venues sur mon blogue depuis septembre 2005. Mettons qu'on enlève les Chinois, les Ritals ou les maniaques sexuels qui sont tombés ici par hasard: on parle plutôt d'à peu près 6000 entrées sur ce site. Mettons qu'on enlève aussi les fois que c'est Marc ou Christine qui sont venus, parce qu'ils participent eux aussi au Relais, moi je dis qu'on est à 5000 entrées sur le blogue." Hum... Si on disait 5 cennes de l'entrée, selon mes savants calculs mentaux, ça représenterait en tout 250 balles que je voudrais ramasser. Et ça serait comme un salaire pour le (mauvais) divertissement que je vous ai fourni! :)
Je suis pas une quêteuse d'habitude, alors je vous propose une solution tout à fait impersonnelle:
C'est merveilleux, les technologies, n'est-ce-pas?
Le cancer c'est méchant. Faites des dons! (Tactique de peur, j'espère que ça va marcher!) :)
5/5/2007 I am the Drama Queen... and the drama queen needs new friends.
Dur coup hier soir. Dur rappel que personne ne doit être pris pour acquis. Et que nos amis les plus fidèles sont pas toujours ceux qu'on pense.
J'avais hâte depuis longtemps à hier soir: retrouvailles de toutes les anciennes cohortes du DEC Intégré qui sont passées par Lionel-Groulx. Le DEC a été une life-changing experience. Arrivée tout droit de mon collège, avec ma grosse tête de p'tite fille modèle rebelle, j'ai vécu deux des années les plus intenses de ma vie avec ce p'tit groupe de nerds hyper brillants, hyper cultivés, avec un penchant pour les soirées bien arrosées de débauche totale. Un voyage en Italie avait resserré nos liens, on riait continuellement, et on se cherchait un avenir en rédigeant des dissertations solides d'une main, des parodies de Passe-Partout de l'autre. Puis, je suis partie vivre à Québec. Et on s'est moins vus. On se retrouvait 2 ou 3 fois par année, au gré des voyages de chacun, pour une soirée de mise à jour dans les nouvelles. C'était plus pareil, la complicité totale n'était plus là, mais je me disais que ça changerait bien quand je reviendrais pour de bon dans la grande ville. Puis il y a eu ces premières retrouvailles, chez Sébastien, l'été dernier. D'où je suis repartie en me sentant tellement inutile et complètement pas dans la game. Je suis la seule à avoir choisi des sciences appliquées bien ancrées dans des mathématiques savants. La plupart de mes anciens amis se sont dirigés vers la biologie dans toutes ses variantes, la médecine, physiothérapie, ergothérapie, etc. Je détonnais clairement. Puis, ce sont les regards de certains, plein de sentiments que j'aime pas qu'on sente par rapport à moi: mépris, dégoût, incrédulité. Des regards qui veulent dire "Mais tu la fermes tu ta gueule, pourquoi tu me parles?" En quatre ans, la game avait changé et je n'étais plus dedans.
Au cours de l'année, j'ai revu certaines de ces personnes à des occasions diverses. C'était plutôt sympathique, en fait. Mais voilà, hier, coup de grâce. Elyane ne se fait plus d'illusions. Après avoir été soigneusement ignorée par certaines de ses anciennes connaissances, sa bulle a été définitivement pétée quand, alors que tout le monde quittait pour aller souper, elle a demandé à son amie Maryse où est-ce que tout le monde s'en allait. Elyane devait retourner chez elle avec Sonia, et Sonia ne s'était pas pointée du tout à l'événement. Elle était donc coincée sur la Rive-Nord, alors autant en profiter pour poursuivre les conversations entamées avant de se résoudre à dormir chez ses parents. Mais, alors qu'elle franchissait la porte, Maryse s'est retournée, avec le Regard, le regard plein de mauvais feelings, et elle a lancé un "Je le sais pas" et s'en est allée sans se retourner. Jessica, aux côtés de Maryse, m'a lancé un petit air contrit et un salut de la main.
J'ai pas fait le décompte exact de ce que le voyage à Ste-Thérèse m'a coûté hier. Bien plus que l'autobus de Ste-Thérèse à Laval, le métro jusqu'à Jarry et le taxi jusque chez moi, c'est de savoir que ceux qui étaient mes amis et m'invitaient à souper encore la semaine dernière, maintenant, ne pensent plus rien de moi. Je ne comprend pas. J'ai beaucoup changé au cours des cinq années qui ont suivi la fin de mon DEC. Je suis passée à autre chose, et j'en suis fière. Mais je suis aussi restée fidèle à moi-même. Et fidèle à mes amis. C'est pour ça qu'aujourd'hui, j'ai pas grouillé de la journée, malgré la température invitante. Je suis restée chez moi, dans ma chambre, dans mon lit, dans ma robe de chambre, à essayer de pas penser à hier. Et pourtant, pourtant, il y a eu plein de belles choses hier.
Mon frère a montré ses talents de musicien et d'acteur, signe qu'il passe dans les timides traces que j'ai laissées avec son bulldozer de talents. J'ai revu Éliane, mon homonyme qui est aussi différente de moi qu'on puisse l'imaginer, mais qui est hyper sympathique. Elle habite d'ailleurs à quelques rues de chez moi maintenant. J'ai revu de mes anciens profs, dont Raymonde, prof de français, qui a toujours semblé voir de quoi en moi et poussé pour le faire sortir. Encore hier, elle m'a encouragée quand je lui ai raconté mes éternels dilemnes intérieurs. J'ai jasé un peu à Philippe Desrosiers, celui-là que vous avez vu dans La Revanche des Nerdz et qui réalise maintenant les Francs Tireurs, et qui m'a enseigné (et enseigne toujours) la psychologie. J'ai aussi dit bonjour à David, qui est un peu plus jeune que moi mais avec qui j'ai déjà joué au baseball. Prendre des nouvelles de ses anciens amis d'enfance, c'est toujours un peu bizarre. J'ai vu la nouvelle maison de Julie, sa maison à elle, à son nom. Ma p'tite Julie qui en a fait jaser plusieurs avec sa bague à l'annuLaire gauche. Et finalement, Geneviève et Guillaume, qui m'ont accompagnée dans mon trajet de retour par la dernière "9" de la CITBL et au travers du métro. Gen et Gui-gui, ils étaient un peu les outsiders du DEC, qu'on avait en fait tassés pendant ces 2 ans, mais qui se sont toujours accrochés en se pointant aux soirées auxquelles ils étaient conviés. Ils se marieront l'an prochain et bizarrement, je sens que je vais les revoir cet été. Je vais essayer en tous cas. Et même si je ne regrette aucun moment de mon DEC, je regrette de les avoir un peu ostracisés autant que j'aie pu le faire. Ils ont été les seuls qui, comme moi à Québec, et Mélanie à Rimouski, sont allés chercher leur bonheur loin loin, à Sherbrooke. On se comprend donc un peu dans nos feelings de déracinement et de transplantation.
En tous cas, Sonia Desjardins, t'as de quoi à te faire pardonner!! Un barbecue s'imposerait sûrement! :)
Et pour les autres, ben d'la marde.
5/4/2007 Saviez-vous que...Je l'ai toujours pris un peu personnel quand, dans la chanson "Le Dôme", Jean Leloup chante:
Dans le silence épais
Protégé des lianes,
Nos pas nous suivaient
Et moi je la précédais.
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