Elyane's profileChroniques de mon très q...PhotosBlogLists Tools Help

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    3/29/2007

    Tellement en deuil...

    Y'avait pas d'autre conclusion possible pour Minuit.  Y'avait du foreshadowing depuis le début de la première saison: "Le problème avec toé, P'tit, c'est que t'as plus peur de l'amour que de la mort."  Un méga build-up d'une série trop géniale.  Sérieusement.  Et l'image finale, c'était tu beau rien qu'un peu?  Un pan out sur Montréal illuminé, wow.  J'avais un méga motton dans la gorge.  Sti que c'tait beau.  Sti que c'était beau.
     
    Je pense bien qu'il n'y a jamais eu de série aussi bien construite.  Pas juste au Québec, mais aux États aussi.  Chaque plan de caméra pourrait être en soit une photographie accrochée dans une exposition d'un muséum quelconque.  J'y connais rien en la matière, mais je sais reconnaître quand quelque chose est beau.  Minuit, le soir, c'est une série à faire encadrer.  Point final.  Vivement que le troisième coffret DVD sorte que je puisse enfin avoir la collection complète!
     
     
    3/27/2007

    Élections du 26 mars 2007

    Bon, vous les avez peut-être pas remarquées, pendant que vous étiez penchés sur la campagne électorale, mais les vrais enjeux, les vraies questions, elles ont été posées la semaine dernière.  Les gagnants ont été annoncés hier.  Youtube Awards 2006.   Yes Sir! 
     
     Déception dans la catégorie Best Commentary.  Moi je voulais que ce soit Boh3m3  qui gagne...  Mais c'est vrai que ces temps-ci, ses capsules laissent à désirer...
     
    Bravo à DigitalFilmMaker pour Ask a Ninja, et à William Sledd  pour Ask a Gay Man.  Deux de mes chouchous qui s'affrontaient dans la catégorie Best Series.  Ils valent à eux deux tous les dépassements de limite de téléchargement que Sympaticrotte me facture.  Dommage pour  Impytherap, avec Nobody's Watching, et Will It Blend  de Blentec, qui méritaient bien de devancer Lonelygirl15. 
     
    Ok Go  a été sans surprise couronné grand champion de la catégorie Most Creative.  Y'a  Matt Harding en deuxième, avec qui j'entretiens toujours ma relation d'amour-haine.  Il fait des beaux films.  Il me fait vraiment chier.
     
    Yay pour Smosh Smosh qui a remporté le titre pour la catégorie Best Comedy.  J'aime bien aussi Barats and Bereta , surtout le Completely Uncalled For qui était en nomination. 
     
    Les autres catégories m'inspiraient pas vraiment.  J'ai même pas voté.  C'est dire!
     
    Vous saisissez peut-être maintenant mieux l'ampleur de mon problème lié à ma consommation de méga-bites.   Heu...  de mégabits. 
     
     
    3/22/2007

    Mon prochain cauchemar

    Ewwwww
     
    Aujourd'hui je suis allée sur le terrain.  Mesurer une copropriété indivise dans un duplex.  L'appartement du bas était correct, très propre.  Y'avait des p'tits Legos par terre, ça surprend toujours quand tu mets le pied sur un... 
     
    L'appartement d'en haut, par exemple, c'tait atroce.  Y'avait des bobettes et des bas sales dans les deux chambres, un condom sur la table de chevet, de la litière à chat partout sur le plancher, des crottes à n'en plus finir dans la litière à chat.  Y'avait un chien aussi, mais la madame d'en bas l'a pris pour pas qu'on l'ait dans les pattes pour prendre nos mesures.  Dans l'appartement de l'enfer, où il régnait l'odeur la plus nauséabonde de vieux chien mouillé et de litière à chat pas fraîche, j'ai vu des choses indescriptibles.  Mais c'est le dégueulis chien qui va venir me hanter.  Quand on a eu terminer, la dame d'en bas est venue ramener le chien, le temps qu'on mette nos bottes et qu'on prenne une dernière mesure.  Pendant ce temps-là, la sale bête est allée se faire un snack dans la litière des chats.  Elle est ensuite allée sauter sur le lit, sur nos manteaux.  Dom est allé sauver nos manteaux parce que j'étais en train d'hurler à la mort.  Le chien est resté sur le lit.  On est sortis de l'appart, et du balcon on a jeté un dernier regard à la fenêtre.  Le chien, sur le lit venait de commencer à jouer avec l'oreiller. 
     
    Dom me glisse à l'oreille: "Checke ben ça, Elyane, il va commencer à zigner."
     
    Et Dom a eu raison.
     
    Je n'aurai jamais de chien chez moi.  Je reverrai toujours le golden retriever en train de zigner l'oreiller de sa maîtresse, sur lequel elle va se coucher bientôt, sans savoir que Fido (ou bien dans ce cas-ci, Socrate) s'était complu à grand coups de bassin à l'endroit même ou elle va mettre sa petite tête.  Et que c'est pas de la bave, le p'tit spot qu'il y a là...
     
    Je pense que je vais aller m'acheter des poissons rouges. 
    3/21/2007

    Ben non, ben non. Moi j'te dis que c'est bon pour mes artères.

    Scratchez toute la joie de vivre de la dernière semaine.  De toutes façons, elle sonnait faux.
     
    Ça va pas ben.  J'ai fait des erreurs à la job; je le reconnais.  J'endosse que des fois j'ai pu manquer de jugement.  Mais là ça fait 3 semaines que j'ai le vieux sur le dos.  Je suis pu capable. 
     
    Hier, pendant que le vieux me sacrait après et chiffonait mes plans, j'ai pris la résolution de ne pas rentrer aujourd'hui.  Mental Health Day.  Hier soir, Amélie puis Marie-Élaine et Christine m'ont toutes rassurée: c'est parfaitement acceptable de prendre une journée de congé pour fuir le climat de tension.  Hier après-midi, je me suis grattée au sang dans le cou, ma chemise blanche neuve est tachée.  J'avais aussi des tics nerveux et des spasmes musculaires à chaque fois qu'il bougeait ou qu'il ouvrait la bouche.  Ou qu'il soupirait en murmurant "Câlisse!"
     
    Obligée de respirer dans mes mains pour éviter l'hyperventilation.  Au souper, une demie-bouteille de vin blanc  au St-Hubert.  Ce matin, je tremblais en appelant au bureau pour leur rabâcher ma p'tite histoire: j'ai mal à la tête, faut que j'aille à la clinique.  Je sais pas si je vais me bâdrer de continuer dans mes menteries demain.  Je vais peut-être être prête à assumer mon Mental Health Day.  Je verrai demain.
     
    Pis là, comme je décide de mettre de l'ordre dans mes finances, j'ai la très mauvaise surprise de constater que mon dernier chèque de paye a rebondi.  WHAT THE FUCKING FUCK????
     
    Ça va pas ben.  Mon compte en banque est vide, mon niveau de motivation est à plat.  Si on donne sa démission, est-ce qu'on a le droit à l'assurance-emploi?  Je pose la question, juste comme ça, en sirotant mon 4e verre de vin rouge... 
     
     
     
     
    Osti que ça va pas ben.
    3/18/2007

    Worst Idea Ever

    Ce matin, je suis fait réveiller à 7h00 par mon mal de tête.  Il était là, avec une énergie renouvelée, une intensité particulièrement cinglante.  Ça commence pas ben.
     
    Comme c'était la St-Patrick et que pour l'occasion, j'ai pris un break d'Anna Karenina pour lire du Marian Keyes (qui est Irlandaise, soit dit en passant), j'ai pris le temps de finir de relire Last Chance Saloon avant d'élaborer des plans pour ma journée.  Comme mon mal de tête persiste, je me dis que je dois aller prendre l'air.  En plus, j'ai besoin de soutien-jules.  En route donc pour le down-town Montréal.  Prendre l'air frais sur Ste-Catherine.  How foolishly dumb of me.
     
    Je sors de mon bloc et je dois m'arrêter tout de suite.  La neige m'éblouit les yeux, et je vois plus rien.  Graduellement je m'habitue.  Mais mon mal de tête, lui, il a crissement pas trippé.  Je me rends jusqu'au métro Berri sans trop d'incident.  C'est sûr, j'ai remarqué qu'il y avait beaucoup de monde pour un dimanche après-midi dans le métro.  Mais bon, ma philosophie est toujours de vivre et laisser vivre.  Mais je fais le trajet les yeux fermés, parce que le monsieur en diagonale de moi me levait le coeur à regarder.  Y'a du monde de même... 
     
    Je n'ai donc pas vu les messages qui défilaient sur les tableaux électronique d'Alstom Télécité.  Je n'ai donc pas vraiment réalisé avant de voir tous les énergumènes sur le quai de la ligne verte.  Oh mon dieu.  La ligne verte.  Merde!  La STM est de mise avec les Irlandais: J'avais complètement ignoré chacun des signes qu'on m'envoyait pour me signaler que Ste-Catherine serait barrée et noire de monde vert.  Je me serais crue en plein cauchemar.  Partout, des jeunes qui criaient en buvant très peu subtilement de la bière en canette dans des sacs en papier bruns.  Tsss...  pourtant, on a fait publier notre truc dans Le Soleil de Québec, en 2004, faut que tu mettes ton alcool dans des bouteilles en plastique...  Amateurs.
     
    Je réussis à me frayer un chemin jusqu'au Centre Les Ailes.  J'ai tout juste le temps d'entendre une fanfare carilloner Twist and Shout avant de réussir à quitter le macadam.  Je sens sur mes tempes chacun des battements de mon coeur.  Ma tête est officiellement sur le point de fendre.  Et c'est là que je la vois.  Elle marche vers moi.  Elle est pas très grande.  Elle est rousse.  Elle a un manteau vert.  Et elle a, à la main, une de ces grandes flûtes en plastique qui n'ont leur place qu'au Carnaval de Québec dans les mains de jolis touristes ("Can I blow you flute?")  Mais pour l'instant, c'est un fucking farfadet d'environ 6 ans qui tient la flûte.  Dans le centre d'achat.  Fermé.  Avec des murs.  Juste comme elle vient pour me dépasser, le farfadet from hell se retourne, porte la flûte à sa bouche et souffle de toute la force des ses damnés petits poumons.  Je me suis retenue pour pas la pitcher du Quatrième Niveau.  Les roux, c'est méchant.  C'est méchant des roux!  
     
    J'ai réussi à me trouver une camisole et un cardigan au Old Navy.  Quand le défilé a été fini, j'ai pu traverser Ste-Cat et me procurer 2 soutien-jules (yé!!) et une nouvelle chemise.  En revenant, dans le métro, j'en pouvais plus de mon mal de tête.  Dans la 99 en revenant chez moi, je pleurais tellement j'avais mal.  J'ai ressorti mes médicaments et mon sac magique.  Je me suis assise sans bouger pendant un grand bout de temps.  À l'heure qu'il est, c'est revenu endurable.  Je suis à 4 environ sur l'échelle de la douleur.  1 étant que je me sens bien.  10 étant que l'ambulance doit venir me chercher.  Cet après-midi, j'étais à 8,5.  Je sais qu'à partir de 7,5, 8, tu es supposé d'appeler ta mère.  Mais des fois, même si elle veut vraiment, une maman à distance peut pas faire grand chose pour toi.  Je retourne sur les médicaments jusqu'à mardi.  Si mardi je vais pas mieux, je retourne à la clinique et je fais un sit-in pour avoir des radios et des prises de sang. 
     
    Mais bon, un sit-in c'est tu vraiment la solution?  Parce qu'avouons-le, à moins que je me m'accroche une pancarte au cou, j'veux dire, tous les patients font leur propre sit-in personnel.  C'est un peu ça la définition de la salle d'urgence.  Et puis, si je m'attache une pancarte au cou, ils vont me regarder en souriant, me dire "Viens, ma belle, c'est à ton tour", ils vont prendre leur stéthoscope jouet et leur marteau comme dans le petit kit en plastique Fisher Price, pis ils vont me donner une prescription de lithium. 
    C'est dans ta tête que ça se passe, qu'ils vont me dire.
     
    Oui.  Je sais.  Pis ça fait mal en chien.

    Crafty me!

    Samedi, pendant que Montréal se réveille sous une fin de tempête, au son des déneigeuses qui s'activent, la ville de Québec, elle, semble paralysée.  La visibilité sur les routes est nulle, la moitié des artères importantes sont fermées.  Qui plus est, les routes de la Beauce sont complètement impraticables, si bien que le Ministère des Transports du Québec nous condamne à annuler à distances nos plans de souper-fondue.  Si je n'aurais pas vraiment eu de difficulté à me rendre, Caroline, elle, à Tring-Jonction, ne pouvait même pas sortir de son drive-way.  Quant à Christine, elle hésitait à sortir à pied, alors on devait bien oublier tout déplacement en véhicule automobile Classe 5.  Marc, quand à lui, n'est pas rejoignable.  Un message à sa colocataire l'informera plus tard de l'écroulement de l'échafaudage de plans que nous avions monté pour la fin de semaine. 
     
    Désemparée, j'appelle ma mère pour lui signaler que je ne me déplace plus vers la capitale.  Comme la veille, mon plus jeune frère atteignait enfin l'âge de sa majorité, je m'informe d'activités potentielles à caractère événementiel pour célébrer l'acquisition du droit de vote du benjamin.  On me rappelle alors qu'il y a, chez mes aïeuls, une journée d'activités à caractère fémino-artistique.  Léa célèbre ses 11 ans en conviant tantes et cousines à des ateliers de scrapbooking et de colliers de perles.  J'organise donc avec ma génitrice qu'elle vienne me cueillir au métro Henri-Bourassa, puis je pars faire un tour dans une perlerie sur St-Hubert pour ne pas arriver les mains vides.  Le hic, avec les perleries, c'est que c'est difficile de ne pas tomber en amour avec toutes les perles et de voir dans toutes ses rangées de billes de verres ou de plastique celles qui, une fois agencées, créeront quelque chose de ravissant.  Sachant ma cousine entichée de tout ce qui est bleu, je sélectionne différentes qui, à mon oeil, semblent s'harmoniser.  Pour moi, je choisis des perles dans les teintes de doré et turquoise. 
     
    Je rejoins ma mère, avec un retard, évidemment.  Tout le monde est déjà là, sauf mes deux cousines et une tante, parties chercher du matériel de scrapbooking supplémentaire pour moi, qui n'avait pas été comptée initialement, étant donné que je devais retourner dans mon alma mater pour le week-end.  Lélé, elle a beaucoup de goût, elle avait choisi d'avance les assortiments de couleur pour chaque personne en fonction de leurs goûts et leurs personnalités.  Par contre, elle semblait avoir de la misère à garder le contrôle sur ses élèves indisciplinées.  Évidemment, à un point de l'opération scrapbooking, l'ingénieur dans mon grand-père est sorti de sa retraite et est venu améliorer notre efficacité en manoeuvrant la tranche à papier, alors que nous nous battions pour utiliser LE bon exacto (qui appartenait d'ailleurs au dit ex-ingénieur).  Léa avait choisi un projet à la hauteur de mes talents, on a eu vraiment beaucoup de plaisir (à part peut-être Hogu, qui lui, a bougonné tout le long après qu'on lui ai interdit l'accès aux exactos). 
     
    Nous avons donc toutes maintenant un charmant album photos de poche, qui mesure exactement 5 pouces par 5 pouces.  Certifié Grand-Papa Tremblay ing.  Ou GPT ing.  (au choix)
     
    On a bien mangé les tites-sandwichs pas-de-croûte du buffet.  C'est bon des sandwichs pas-de-croûte.  Les bouteilles de vin se vidaient à un rythme soutenu, maintenant que les hommes du clan Tremblay étaient venus nous rejoindre.  Un imposant gâteau aux carottes a courronné le repas, alors que tous vaquaient à des occupations diverses : qui jouait à l'ordi, qui jasait dans le salon, qui jasait dans la cuisine, qui faisait des colliers  dans la galerie, qui écoutait le hockey dans le sous-sol.  Quant à moi, j'ai fait des colliers dans la galerie, j'ai jasé dans la cuisine et dans le salon.  Je suis allée voir le score de la game pendant la prolongation.  Mon mononcle pis ma matante ont pris bien soin de me ramener chez moi, comme ils l'avaient promis à mon papa.  Ils m'ont regardé rentrer dans mon bloc, juste pour être sûrs.  La prochaine fois je vais leur faire des signaux de lumière de ma galerie pour leur dire qu'il y avait pas de monstre sous mon lit.
     
    (Il n'y en avait pas.  J'ai vérifié.)

    La tête dans l'cul, l'cul dans le brouillard!

    Vendredi soir, soirée de cabane à sucre. 
     
    Je quitte le bureau vers 16h00.  Pas de temps à perdre, Sonia m'a bien dit qu'on partait vers 16h30 de Villeray.  J'arrive chez So vers 16h40, je sonne.  Personne.  WTF??
     
    Je sonne encore plusieurs fois.  La sonnette de Sonia est intermittente et inaudible.  Je bûche dans la porte.  D'un coup que la sonnette soit morte définitivement.  Rien.  Je fais un deal avec moi-même.  Je compte jusqu'à 300 dans ma tête et puis je décrisse.  J'ai bien l'impression qu'on m'a posé un lapin...  Compter jusqu'à 300, ça représente environ 5 minutes.  Je me plante donc au bord de la rue et je compte jusqu'à 300 en serrant les dents.  298, 299, 300.  Fuck.  Je commence à marcher vers chez moi.  Wow.  Arrivée au premier coin de rue, je vois un char vert forêt qui tourne.  Avec deux p'tites personnes dedans.  Deux p'tites personnes que ça faisait 300 secondes que j'attendais!  Je suis pas capable d'être rancunière longtemps...  Surtout si on me promet qu'en bout de ligne, y'a des tites saucisses dans le sirop! 
     
    On se met en route, vling vlang, enfile le pont Papineau, la 440, la 25, la 125, la place qui pue, le p'tit chemin, pis on est rendues à Saint-Esprit.  Et on est les premières arrivées.  Marie-Hélène, même sans son chapeau, c'est une cowboy dans l'âme, et ça parait juste à la voir conduire, cellulaire à la main, l'autre main sur le bras de vitesse, en tournant avec son coude pour changer de voie en pleine heure de pointe. 
     
    Comme c'est plate arriver en premier sur les lieux d'un party, on est retournées sur le petit chemin en passant par la place qui pue pour aller acheter de la bière au dépanneur.  En revenant à la cabane, les deux autobus remplis d'universitaires adolescents qui jouaient au haki nous laissent présager que finalement, il va peut-être y avoir du mâle dans la place.  Turns out, les gars ils étaient tous en couple, ou bien ils avaient l'air d'être nos enfants.  Ou en tous cas, ils se comportaient comme eux...  Anyway, ils étaient pas dans notre groupe.  Nous on était avec la gang de Ste-Justine.  J'ai pu faire semblant d'avoir une part à jouer pour guérir les p'tits enfants malades...
     
    Un repas à la cabane, c'est assez invariable.  Ce qui le rend exceptionnel, c'est les gens avec qui vous le partagez.  En l'occurence, on a partagé notre tablée avec un nombre impressionnant de Français...  Outre Arnaud, qui est un peu récurrent ici, il y avait plein d'autres personnes qui parlaient en cul de poule pour demander les "fèves au lard", ou "du créton".  Crisse, on dit des bines pis des cretons, pis rajoute-moi du sirop dans tes patates!
     
    Yamina avait préparé de la vraie eau de vie.  Du genre de ce qu'on donnait aux Indiens, avec des miroirs, dans le temps, pour leur acheter leurs peaux de castor.  C'était hyper fort!! Yamina nous avait conseillé de mettre du sirop pour diluer.  L'odeur du mélange était assez répugnante, mais l'arrière-goût n'était pas si désagréable.  Arnaud, lui, buvait ça comme de l'eau.  C'est un homme, Arnaud, un vrai.
     
    Je filais pas full pour me mettre en boisson vendredi dernier.  Mes maux de tête commençaient à revenir et la musique était un peu mauvaise.  En plus, j'ai appris que je faisais mon C du YMCA dans le mauvais sens.  Tsé, quand les affaires vont ben!  En fait, je filais pas du tout, j'avais mal au coeur.  J'ai même pas été manger de la tire!  Blasphème!
     
    On est restées jusqu'à la fermeture (soit 10h30).  On est revenues dans le début de tempête, avec la musique de Tryo et des Fardocheurs!  Ah, les Fardocheurs!!!  On veut un comeback du groupe à la prochaine épluchette!!!
     
    Arrivée chez moi, complètement fatiguée, mais complètement incapable de dormir, avec un taux de glycémie qui devait être l'équivalent de mon âge, j'ai cuvé mon sirop en écoutant les reprises de What Not to Wear.  Rien de mieux que de rire des gens laids quand on est soi-même dans un piteux état. 

    J'ai relevé le défi!

    Je viens de faire la dictée des Amériques sur Internet.  9 fautes.  Essayez de battre ça!  Pas pire pour une presqu'arpenteuse-géomètre qui, elle aussi, aurait besoin du baume melliflu du printemps pour calmer ses angoisses hiémales. En tous cas, je torche en français et c'est maintenant prouvé scientifiquement. 
    3/16/2007

    Moi je dis que ça compte!

    Prendre deux tites-bières un jeudi soir en jasant avec des amis sur MSN, c'est pratiquement comme avoir une vie sociale, non??
     
    Cabane à sucre ce soir.
    Québec en fin de semaine.
     
    Foie magané lundi prochain!!
    3/13/2007

    Élections Québec 2007

    J'ai fait le test.
     
    Résultat: Je vais voter .
    3/10/2007

    Back on...

    J'ai atteint le rock bottom jeudi dernier.  Vous savez ce que savez dire?  Que là, maintenant, je vais mieux!  Je suis de bonne humeur!  Enfin!!
     
    Depuis ce matin, je downloade de la nouvelle musique...  Ça m'arrive pratiquement jamais, je suis pas portée sur la chose musicale.  J'envisage même de me procurer un lecteur MP3 portatif générique cheapette pour pouvoir écouter mes nouvelles découvertes!  Et en visitant le site de FutureShop pour checker lesdits lecteurs MP3 portatifs génériques, j'ai pas vraiment pu m'empêcher d'aller regarder les appareils photos numériques (qui me travaillent depuis longtemps!). 
     
    J'ai aussi été voir les lave-vaisselles mobiles sur le site de Sears, et j'ai été perdre plusieurs heures sur Youtube.  J'ai écouté la fin de la conférence de Matt Harding qu'il a mise en ligne.  Ce gars-là me rend malade.  Dans le sens de mal de coeur causé par une jalousie absolue.  Dommage qu'aucun des conseillers d'orientation ne m'ait jamais dit que danser comme un cave à travers le monde était un métier avec des débouchés.  Avoir su, je serais pas assise devant mon portable en ce moment.  Je serais en train de danser comme une cave à travers le monde. 
     
    Les appareils numériques et la conférence de Matt Harding m'ont ramenée à mes projets de voyage.  J'aimerais vraiment partir cet été.  En Amérique du Sud...  Pérou-Bolivie-Argentine, en 3 semaines ou 1 mois... J'en suis encore à étudier les possibilités...  Genre acheter un char au Pérou et le revendre avant de partir.  Mes principales inquiétudes sont par contre toujours les mêmes : c'est tu safe et est-ce qu'il y a des douches pas loin?  Mais dans le fond, je m'en fais pas vraiment pour les questions de sécurité.  J'habite dans le territoire d'une des gangs de rue (les rouges, leur nom m'échappe), et j'emprunte parfois des ruelles mal éclairées la nuit.  I'm a Montrealer.  Fear is my life.  (Rip-off pitoyable de Rent.  Je m'excuse, Jonathan Larson!)  Il s'ensuit donc que ma principale interrogation concerne l'accessibilité à l'hygiène.  Ah oui, pis y'a l'argent aussi... 
     
    So I'm back on track, au moins le temps de la fin de semaine, je mets mes habits de fille contente (Rip-off de Minuit, le soir.  Je m'excuse, Pierre-Yves Bernard et Claude Legault!).  Par contre, j'ai sur le coeur que pendant les semaines que j'ai été down, y'a beaucoup de gens qui m'ont émis les commentaires poches suivants: "J'aime pas ça te voir déprimée/Garde le sourire/Change de job, ça te rend malheureuse, etc."  Quand je suis down, j'ai surtout pas envie de me faire dire quoi faire pour pas avoir l'air down.  Esti, non je vais pas sourire parce que t'aimes pas ça me voir déprimée, je vais juste aller parler dans ton dos et bitcher sur mon blog dès que je vais en avoir l'occasion.  Et je le sais que ma job est poche et que je m'y fais chier 40 heures par semaines.  Mais comme j'ai surtout des problèmes d'angoisse, je ne vois pas en quoi lâcher ma job et perdre une certaine sécurité financière est une solution à une amélioration de mon moral.

     
    J'aime ce blog.  Je peux passer mes messages publiquement mais hypocritement sans m'excuser.  C'est merveilleux.  Mais je pense quand même que je vais arrêter bientôt.  J'aime plus vraiment ça, et même si j'ai jamais vraiment eu de contenu, ces temps-ci j'en ai encore moins.  Je sens que je me répète et que je m'étire sur des sujets qui n'intéresse pas personne.  Je pense bien que ce blog n'est plus tout à fait d'intérêt public.  M'enfin.  J'suis peut-être juste en train de parler à travers mon chapeau, aussi...
     
     
     
    3/6/2007

    Tiger Balm

    Le tact, dans l'audace, c'est de savoir jusqu'où on peut aller trop loin.
     
    En fin de semaine, j'ai eu l'audace de défier l'avis de mon physio et, bien que je me sois abstenue de gym et de ski de fond, je me suis dit: "Tiens, oui, il me semble opportun de faire une re-tentative de ski alpin, me semble que ce serait le fun."  Embarque donc avec mononcle, matante, cousin, cousine et autre mononcle (et non le moindre!).  En route pour le Mont St-Bruno!  Je débarque de la camionnette et j'ai tellement les quételles, je dis plein de niaiseries en faisant semblant d'avoir l'air décontract. 
     
    La p'tite fille de la location va me chercher mes bottes.  J'avais oublié comment la pire douleur au monde était celle des premières minutes avec des bottes de ski dans les pieds.  Toute la parenté est full equip.  Ok, go!
     
    Je mets mes skis.  Hey, je suis pas si pire que ça...  Le chasse-neige me revient assez vite.  Je fais la piste des bébés 3-4 fois quand mononcle Francis décide de nous amener, Amélie en snow et moi avec mes nouveaux meilleurs amis paraboliques, descendre la vraie piste pour débutants.  Ils ont eu une patience d'ange, ces deux-là, pendant que moi, grande chose apeurée, je tentais de descendre la piste en faisant des grands S avec mon chasse-neige douteux.  Je suis tombée 2 fois.  Je déteste tomber en ski, pas tant pour la honte qui m'accable que parce que je suis incapable de me relever sans enlever un ou les deux skis...  Amé et Francis m'ont attendus souvent le temps que je prenne mon temps.  Pour m'assurer que c'était bien eux, et pour donner des p'tits coups de vieux à mon coach, je lançais parfois un "C'tu toi mon mononcle?" à des p'tites personnes avec un manteau noirs qui attendaient sur le bord des pistes.  Amé, avec ses cheveux roux et sa tuque verte, elle était dure à manquer.  Une chance, parce que j'aurais tellement pu faire des accidents sinon!
     
    Au bout de quelques heures, mes cuisses hurlaient de les laisser tranquille et mon genou gauche a commencé à faire des siennes.  On est donc allés souper et avons retrouvé Sophie, Michel et Hugo au chalet.  Hugo le nouveau dieu des pistes, soit dit en passant, il était meilleur que moi, mais juste un peu plus peureux...  (Il a aussi le tiers de mon âge...)  On mange chacun notre sandwich (à part le skieur de chalet, qui lui a opté pour le kit rotteux-burger :) ) et on retourne sur les pistes.  La montagne ferme à 10 heures, et avec mon rythme de tortue montée sur plaquettes de bois, il est temps d'opérer!  On a convaincu Hugo qu'il va être capable de faire les grandes pistes et on est repartis pour quelques descentes encore...  Comme un chef, il n'est pas tombé, il a un peu chigné, mais moi aussi j'ai chigné, parce que le dernier bout de la dernière descente était vraiment apic et j'avais mal au genou comme ça se pouvait pas. 
     
    Le meilleur feeling du monde, c'est de mettre son pied dans ses bottes d'hiver après l'avoir extirpé de la botte de ski récalcitrante.  Nos jambes en guenille nous porte comme par miracle jusqu'à l'auto, puis de l'auto jusqu'à notre lit en prenant à peine le temps de sortir du suit d'hiver.  On s'endort comme un bébé, encore inconscient du drame qui se prépare.  On se réveille le lendemain, beaucoup trop tôt. 
     
    Tous les muscles du corps font un concours.  Le cou barré, les cuisses raides, les genoux barrés, les épaules qui tirent, les mollets eux, cherchent encore à comprendre pourquoi tu les as comprimé dans des bottes qui pèsent une tonne tout en leur commandant de t'obéir sans relâche.  C'est du sérieux, ce concours, en tous cas, je vous jure que les concurrents ne niaisent pas.  Deux jours plus tard et ils ne semblent pas faiblir: chacun fait bien mal, bien fort, bien synchro avec les autres. 
     
    Hier je me suis donc arrêtée au Pharmaprix pour me pourvoir de Tiger Balm.  Le Tiger Balm, en plus de faire une sensation de froid dans le cou, ça donne une jolie effluve de menthol camphrée à mon appart et à tout ce qu'il contient.  De même, la permanence de l'odeur forte et border-nauséabonde me coupe l'appétit monumentalement et ça fait deux soirs que je soupe pas...
     
    Avec moi, pas de mi-mesures.  Pas de question d'y aller graduellement, moi je demande de mon corps qu'il fasse tout ce que je lui dit de faire dans les temps que je lui impose.  Quand ce n'est pas du ski, c'est du vélo à outrance.  Quand ce n'est pas du vélo, c'est de monter le Mont Fuji...  Je reste ensuite pendant des jours à ne pas pouvoir utiliser mes membres convenablement. 
     
    Hey, mes muscles, réveillez-vous donc une fois pour toute, câline! 
    3/3/2007

    Je pense que ma mère m'a caché quelque chose!!

    Maman?  Aurais-tu eu une aventure avec Brad Pitt dans le dos de papa? 

    Shiloh's my long lost little sister!!