Elyane's profileChroniques de mon très q...PhotosBlogLists Tools Help

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    12/31/2006

    Grand ménage

    Hier soir, très tard, j'ai décidé qu'il était temps que je fasse mon ménage de carnet d'adresse.  Je traînais ça depuis un bout de temps, depuis que j'ai Internet sur mon ordi, en fait.  Mon père m'avait envoyé mon ancien carnet d'adresse sur l'ordi qui m'a accompagnée à Québec pendant toutes ces années et qui est maintenant à la retraite, dans le bureau de ma mère, tout juste bon pour jouer au Solitaire et pour prendre des emails. 
     
    J'ai donc pris mon courage à deux mains, hier soir, et j'ai écumé les 106 contacts de mon ancien carnet.  Je suis tombée à 57.  Exit tous les débris, ex-herbogénistes (ceux qui font du Génie en Herbe, pour les incultes, parce que oui, j'ai fait du GEH moi-même pendant quelques années...), ex-réginiennes, ex-dec-intégristes perdus dans la brume, ex-amis-du-Net-que-j'ai-jamais-rencontrés, ex-adresses-emails qui ne sont plus fonctionnelles depuis des années. 
     
    Out with the old, in with the new.
     
    J'ai ensuite procédé à l'intégration des nouvelles personnes qui me tiennent à coeur, à la mise-à-jour de leurs coordonnées, à la normalisation des noms et prénoms pour avoir un "state of the art" carnet d'adresse sans doublons non plus.  J'ai maintenant, dans mon carnet, 91 de mes plus proches amis.  Ce qui m'assure également qu'en cas de mort accidentelle, il y a au moins 91 personnes qui vont se déplacer pour mes funérailles.  Ce qui est un plus pour eux, étant donné que mes funérailles, ça va être une super soirée avec du pot et des sandwichs aux oeufs en triangle pour tout le monde, à volonté.  On en a discuté, une fois, sur un balcon, avec Christine.  On buvait sûrement du vin.  Et je pense que je vais également rajouter des biscuits Pillsbury, pour un trip de bouffe éventuel. 
     
    C'est peut-être de mauvais goût comme billet, à la veille de la nouvelle année, mais si vous me connaissez bien, vous comprendrez que non.  Que j'ai peur de mourir, que j'ai peur que personne vienne à mon salon funéraire.  C'est pour ça que j'en rie maintenant.  Parce que je trouve que la vie, c'est une chose sérieuse.  On ne peut pas rire de n'importe quoi dans la vie.  Mais la mort, ça oui, on peut en rire.  Moi j'en ris régulièrement, mais tout le monde ne trouve pas ça de bon goût.  Mais ça s'appelle du cynisme.  Ça fait partie de mon charme.
     
    Je vais m'en tenir à ça pour aujourd'hui.  J'ai de la vaiselle à faire et des sandwichs en triangle.  Et du lavage de plancher.  Je dois passer à la SAQ et à la pharmacie.  Ce soir c'est le party chez Sonia! 
     
    Envoye 2007, chiffre laid entre tous les chiffres laids, amènes ton cul, que je t'accueille avec une brique, un fanal et une bouteille de mousseux!
    12/27/2006

    À bon entendeur...

    Je viens tellement de me réconcilier avec la vie.
     
    Cet après-midi, après avoir passé, quoi, deux heures à bouquiner au Renaud-Bray Côte-des-Neiges, j'ai décidé d'aller faire un tour dans la section jeunesse.  Juste pour voir.  Et j'ai retrouvé tous les livres qui m'avaient marquée.  Les Reynald Cantin, Dominique Demers, Michèle Marineau, Anique Poitras et autres, tous sur la même tablette, tous du même éditeur.  Toutes les mêmes éditions que j'ai empruntées et réempruntées à ma bonne vieille bibli de Rosemère, dans le temps qu'elle était laide avec les néons et les rayons surchargés.  (Maintenant, je ne l'aime plus.  C'est grand, c'est beau esthétiquement, mais les rayons sont vides sur de grandes sections, et les tablettes sont trop hautes, et le plafond est trop loin de ma tête.  C'est aéré, on ne se pile plus sur les pieds, on ne peut plus aller se foutre dans un cul-de-sac et explorer la tablette du bas sans gêner personne.  Concepteurs, vous avez créé un monstre!)
     
    J'ai aussi retrouvé quelque chose qui m'a fait chaud au coeur.  J'avais très grande peur que quelque part au fil des ans, la Comtesse de Ségur soit disparue.  Très peu des jeunes filles de ma génération l'ont lue.  Pourtant, pourtant...  Moi je dis qu'elle doit faire un comeback, la Comtesse, retrouver ses lettres de noblesse.  La Bibliothèque Rose a réédité ses livres, elle les a mis beaux avec des dessins modernes (moi, la old school, j'aimais mieux les autres covers, ceux avec des dessins hyper réalistes à la Martine...).  Si c'est le prix à payer pour que les jeunes veulent lire Les caprices de Gisèle ou Les bons enfants, moi, j'ai rien contre.  Quand je vais avoir une nièce, c'est clair que c'est ce que je vais lui offrir. 
     
    La Bibliothèque Rose a également réédité les aventures du Club des Cinq et du Clan des Sept, à qui je dois aussi plusieurs bons après-midi de divertissement.  Ne manque la famille Tant-Mieux et l'ensemble de mes héros des années 1991 à 1994 auraient resurgis, tous dans le même après-midi, tous dans le même rayon.  J'ai même entrevu, un peu plus loin, plusieurs volumes des aventures du Petit Nicolas... 
     
    J'étais un peu toute seule dans mon rayon, la littérature jeunesse pour lecteurs "avancés".  J'ai pu reminiscer en paix.  Et me dire que la littérature jeunesse, c'était drôlement abordable.  Le plus cher des livres que j'ai voulu acheter était 10,95.  J'en ai acheté aucun, parce que le caissier était cute et je voulais pas avoir l'air retardée en achetant du Enid Blyton ou de la Comtesse de Ségur.  Et aussi parce que je voulais pas brûler mes certificats-cadeaux pour ça.  J'ai aussi été trop gênée pour acheter les livres de Matthieu Simard.  C'est fortiche de ma part, ça, hein?  Vraiment, des fois, je me trouve tellement niaiseuse...  Je suis ressortie avec ce que je m'étais déplacée pour : Minuit, le soir, saison 2.  Et la certitude que les jeunes ont accès à de la littérature de qualité.  C'est juste qu'ils savent pas qu'elle existe. 
     
    La leçon est finie pour aujourd'hui.  Mais j'espère bien qu'un jour, je vais également pouvoir acheter à mes nièces la réédition des aventures du Club des Baby-Sitters, version adaptée au Québec. 
     
    À bon entendeur...

    TGCO

    Thank God Christmas' Over.
     
    Je n'aime pas vraiment Noël.  Cette année, avoir eu les moyens, j'aurais acheté un billet d'avion et je serais décollée loin loin.  J'aime pas Noël, je suis pourrie pour recevoir des cadeaux (j'aime vraiment ce qu'on me donne, je suis juste pourrie pour avoir l'air heureuse), j'ai toujours peur que ceux que je donne ne fasse pas plaisir à la personne, j'ai pas le don de bien m'entendre avec ma famille.  Quand j'étais plus jeune, je m'en tirais en parlant au téléphone une partie de la soirée avec des amis, en lisant dans un coin, en m'occupant des enfants.  Donc vraiment, Noël, pour moi, c'est un peu un calvaire.  Même les vacances, que j'apprécie, bien sûr, tombent mal cette année.  Le bureau ferme 2 semaines, donc pas de paye avant la mi-janvier. 
     
    Là, c'est terminé.  J'ai installé ma nouvelle lampe (merci G-P T.!), j'ai placé mes nouveaux livres sur mes tablettes (merci P-A, et moi-même aussi.)  (Parce que oui, je me suis acheté un cadeau de moi à moi.  Je suis pas weird, je suis juste célibataire.)  J'ai lavé mes nouveaux verres, ma nouvelle cafetière, ma nouvelle théière aussi, ma nouvelle passoire.  J'ai mis mes nouvelles jaquettes au lavage (évidement, Maman, je ne les porterai pas avant de les avoir bien aseptisées).  J'ai voulu commencé un tricot, mais après trois mailles c'était tout croche.  J'ai installé ma nouvelle lampe style Berger et mon appart embaume maintenant la Toscane.  Demain, je vais aller chercher la saison 2 de Minuit, le soir au Renaud-Bray.  Demain, je vais aussi acheter du boeuf haché et de la pâte de tomate, et je fais ma sauce à spag.  Je n'ai pas de projets précis pendant mes vacances, comme j'en avais l'an dernier. 
     
    Je déteste les bilans.  Et celui de 2006 n'a pas grand chose de positif...  Non, vraiment, trop de transitions, de choix discutables, trop de moments forts qui se sont ensuivis de moments de grande déprime.  Trop de creux.  Pas de vagues.  Ben oui, des vagues, un peu.  Et 2007... Mon Dieu, juste le nombre est dégueux.  Juste à le penser dans ma tête, et je sens qu'il y aura rien de bon qui augure en 2007.  2007 ne pourra pas être une année mémorable. 
     
    Je suis pas sûre de ce qui me fout les blues en ce moment.  Peut-être parce que j'ai trop mangé tantôt.  Peut-être parce que je viens de réécouter la dernière saison de Sex and the City encore une fois, toute d'une traite.  Peut-être que c'est parce qu'il est presque 3h00 du mat.  Peut-être parce que le temps des Fêtes je trouve juste ça trop dur pour ma p'tite tête mêlée.  J'haïs Noël.  Ça me fait sentir tellement toute seule. 
     
    Tellement fucking toute seule. 
     
    Signing off.
    12/20/2006

    Sans titre

     
    Et crissement inquiétant.  Ils étaient où, tous ses gens, dans leurs cours de français??  Comment, des gens qui ne lisent jamais de livre?  Je sais que ça existe, j'en connais, mais je comprend pas que ce soit généralisé.  Plus que la majorité!  Tantôt, dans le métro, je vais être obligée de dévisager les gens et les classer dans ma tête.  Toi tu sais lire, toi tu sais pas lire.  Toi, tu sais lire.  Pas toi.  Ni toi, t'es trop laid. 
     
    God...  Bon, je retourne à mon cyberpresse quotidien qui m'apprend quotidiennement ce qui doit me mettre en furie pour la journée... 
     
     
    12/17/2006

    It ain't easy being me

    Vous connaissez le proverbe "Ça n'arrive qu'aux autres?"  Ce soir, je le rectifie.
     
    Ça n'arrive qu'à moi.
     
    Parce que, faut pas se le cacher, il m'arrive toujours des aventures.  Je sais que ces temps-ci, c'était plutôt mort.  À part quelques déboires professionnels qui ne sont pas vraiment d'intérêts publics, si on veut.  Mais sincèrement, combien de personnes connaissez-vous à qui tout ce qui m'arrive serait susceptible d'arriver?
     
    Qui d'autre, alors qu'elle veut aller prendre son autobus pour aller à Québec, se fait freiner par un bris de conduite d'eau dans le métro?  Qui est susceptible, le soir de son party de fête, de voir trois de ses amis arrêtés, brutalisés puis relâchés?  Qui est susceptible de retourner chez elle, le jour-même de sa fête, et ne pas avoir de messages sur le répondeur?  Et seulement deux malheureux emails de Bonne fête, l'un d'une amie à Rimouski, l'autre de mon meilleur ami gay en Angleterre?  Donc, en conclusion, aucune nouvelle de ses propres géniteurs qui sont, doit-on le préciser, tous les deux vivants?  Qui passe finalement sa soirée de fête toute seule à écouter les nains à TLC?  Qui d'autre, un dimanche soir des plus ordinaires, alors qu'elle n'a pas pris sa douche, fait son ménage, défait ses bagages, sorti les vidanges, fait la vaisselle, qui d'autre doit découvrir, à 8h00 le dimanche soir, un dégât d'eau dans sa cuisine?  Qui d'autre voit son voisin d'en haut descendre de toute urgence, emmenant avec lui son ami qui travaille dans la construction, tous deux beaux comme des dieux?  Qui avait l'air d'un cul, pas de brassière, pas de bobettes en-dessous de ses pantalons de travail, avec une vieille camisole et une vieille veste en polar, un foulard sur la tête pour cacher ses cheveux sales? 
     
    Et ça, c'est juste 48 heures de ma vie.  Esti que c'est fatigant les fins de semaines quand on s'appelle Elyane Tremblay! 
    12/5/2006

    Note to self:

    Le gars cute qui me jase en emballant mes paquets à l'épicerie travaille les mardis après-midi.  Aujourd'hui, pour me niaiser, il a mis toutes mes choses lourdes dans un sac, et toutes les choses légères dans l'autre.  Il m'a fait manquer l'autobus.  Ca m'a même pas dérangé tant que ça...
     
    La prochaine fois, je pense que je vais faire livrer...
    12/1/2006

    What feels good...

    C'est de voir le montant de sa dette étudiante diminuer de paye en paye...  Objectif : Élimination du rouge en 3 ans. 
     
    Pu de carte de crédit.  Un lunch tous les jours au bureau.  Je suis une nouvelle adepte de la simplicité volontaire... 
     
    Totally zen, that's the spirit!  Fuck, m'a être en retard à la job!