Elyane's profileChroniques de mon très q...PhotosBlogLists Tools Help

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    10/27/2007

    C'est ça que j'attendais!

    Deux compagnies dans lesquelles je vais commencer (ou recommencer) à investir.
     
    Lush.  Pour son savon Face de Charbon.  Y'a exactement deux nettoyants pour le visage qui répondent à mes critères.  Acnopur, de Biotherm.  Face de Charbon, de Lush.  À la recherche de l'hydratant idéal maintenant!
     
    Kotex.  Pour l'ensemble de son oeuvre. 
     
    (Alléluia!)

    Ely-ape

    J'errais tantôt sur Cyberpresse en clavardant avec Maxime Varin, quand je suis tombée sur un dossier du cahier Actuel: Les Casse-pieds.  Je copie-colle un des articles, parce que mon dieu, c'est comme si ils avaient interrogé mes collègues de bureau sur le genre de collègue que je suis.  Une chance, ils disent aussi comment les tolérer, ces mésadaptés.  Je vais l'imprimer et le coller partout dans le bureau... Pour leur bien...
     
    Sept types de casse-pieds
    La Presse
     
    «Moi moi moi, je je je.»
    1- Le narcissique
    Il croit: qu'il est meilleur que les autres; que ceux qui le critiquent sont jaloux de lui.
    Il est grave: s'il a un public.
    Pour survivre: tolérez sa fanfaronnade, mais refusez la dévalorisation.
     
    «Ça va mal finir.»
    2- Le négativiste
    Il croit: qu'il vaut mieux prévoir le pire.
    Il est grave: devant les obstacles et la complexité, mais aussi les succès.
    Pour survivre: soyez tolérant, rappelez-lui qu'il n'a qu'une seule vision du monde, déprimante de surcroît.
     
    «Qu'est-ce que vous me voulez?»
    3- Le parano
    Il croit: qu'il faut toujours se méfier, qu'on lui cache quelque chose.
    Il est grave: si on est plus gentil avec lui qu'à l'habitude, si l'on tient des propos pas clairs, à double sens.
    Pour survivre: évitez tout défaut avec lui, n'annulez jamais de rendez-vous, pesez vos paroles, surtout si c'est pour le critiquer.
     
    «Aimez-moi!»
    4- L'histrionique
    Il croit: qu'il faut à tout prix plaire.
    Il est grave: devant un public, en cas de rejet, en vieillissant.
    Pour survivre: attendez-vous à l'excès, à la dramatisation; apprenez à apprécier son spectacle, mais gardez tout de même vos distances.
     
    «Go go go!»
    5- Les stressés, hyperactifs et autres énervés
    Il croit: que tout doit être sous contrôle; que vite, c'est mieux.
    Il est grave: en situation de compétition, de non contrôle, devant la négligence des autres.
    Pour survivre: soyez fiable, invitez-le à relaxer, à lâcher prise.
    «Crève...»
    6- Le pervers
    Il croit: que la vie, c'est chacun pour soi.
    Il est grave: en situation de pouvoir, devant des plus faibles.
    Pour survivre: surveillez-le, ne lui faites confiance que modérément.
     
    «Ne me parle pas sur ce ton!»
    7- Le passif-agressif
    Il croit: que puisque c'est comme ça, mieux vaut bouder; inutile de discuter, cela attire des ennuis.
    Il est grave: devant les remarques, les contraintes, les ordres.
    Pour survivre: invitez-le à vous dire ce qui cloche, au lieu de ruminer.

    Là, je vous entends vous demander si c'est vraiment possible d'incarner tout ça.  À cela, je répond: Bien sûr que oui!  Êtes-vous sûrs que vous me connaissez bien?  Je suis quelqu'un de fondamentalement désagréable, complètement non programmée pour la vie en société fonctionnelle.  Je suis certaine que si je n'avais pas prouvé que j'étais capable de boutonner mes chemises, on m'aurait mis au zoo avec les gorilles sauvages et asociaux, ceux qui te regardent en te méprisant et en mâchouillant une branche.  Celui qui, d'une claque bien sentie, se débarasse des p'tits macaques qui bougent trop vite ou crient trop fort trop proche de lui.  J'aurais été malheureuse dans la cage des primates.  Mais j'aurais été également malheureuse d'en être écartée...  Il est minuit et quart sur Montréal et j'ai ma semaine dans le corps. 
     
    Même Maxime Varing-Kong est parti se coucher. 
    Il est temps que j'aille me pieuter sans vous demander mon reste.
    I'll rest in peace.
     
    Bonne nuit à tous, veaux, vaches, gibbons!
    10/25/2007

    Je suis fatiguée.

    - Hello!
    - Wow t'as répondu!
    - Heu oui.  Le téléphone sonne, je répond.  C'est ça que ça disais dans mon livre d'instructions.
    - Heu, d'habitude tu screenes.  Même ta mère, tu filtres ses appels.
    - Je sais, mais je fais ça pour son bien.
    - Pourquoi?
    - Parce que.  Me semble que ça sonnait bien.
    - Ouin.  Des fois je me demande vraiment ce qui se passe dans ta tête.  Comment ton centre de la pensée interagit avec ton centre de la parole. 
    - Don't ask.  C'est pour ton bien.
    - Oui...
    - Dude, tu sais pas ce que mon père a fait?
    - Euh, non. 
    - C'est horrible.
    - Quoi?
    - Lundi, il est venu me porter des souliers et du courrier au bureau.
    - Weird...  Mais c'est pas si horrible que ça.
    - Non, c'est sûr.  Mais le traître, il avait laissé deux livres de Christian Mistral dans le sac à soulier.  Et il m'a obligée à les lire.
    - Non!  Il a pas osé?
    - Oui, je te jure.
    - Man!
    - Non, sérieux, t'aurais dû le voir, dans le drive-way du bureau, à me répéter que Christian Mistral était Génial...
    - Man!
    - Je vais devoir en parler à mon thérapeute je pense.
    - T'as un thérapeute, toi?
    - Non, mais je me suis partie une liste de thèmes à aborder avec, pour le jour où j'en aurais un...
    - Ah...  Et puis?
    - Et puis quoi? 
    - Ben, le livre?
    - Ah ben, j'en ai commencé un...  Mais tsé, moi il m'inspire pas Mistral.  Je trouve qu'il a l'air malpropre.  Il a l'air de puer de la yeule.  Ses livres puent de la yeule.  Par exemple, hier soir, j'ai lu une petite phrase dans laquelle il mentionnait qu'il avait léché le clitoris de sa blonde.  D'habitude, c'est le genre de chose qui pourrait m'exciter.  Hier, ça m'a juste levé le coeur.  Sérieux.  Un vrai haut-le-coeur.  J'ai posé le livre pour la nuit...
    - C'est juste parce que t'es jalouse.  T'aimerais ça, toi aussi, qu'un malpropre te lèche le clitoris.
    - Peut-être. Tant qu'il sait ce qu'il fait.  Et que les odeurs soient sous contrôle.
    -  Dude!
    - Eurk, je viens de me lever le coeur moi-même...
    - Mais outre le puage de gueule, tu en penses quoi?
    - Tsé, à en croire ses romans, ce gars-là, il fait juste boire, lire, écrire, regarder des films et êtres avec ses amis.  C'est ma vie de rêve.  Il me fait chier.
    - Sauf que toi tu prends ta douche tous les jours.
    - Des fois deux fois par jour.
    - Alors t'es jalouse de lui?
    - Non.  C'est sa mère qui remplit son frigo.  Il vend ses livres pour pouvoir s'acheter un peu de boisson.  C'est peut-être une vie de rêve, mais c'est pas la mienne.
    - Mais tu viens de dire...
    - Fuck ce que j'ai dit.  Dans ma vie de rêve, mon frigo est plein.  Et mon garde-robe aussi.  Et y'a des beaux souliers partout. 
    - Et tu pèses 120 livres et t'as les cheveux plus épais.
    - Exact.
    - Et tu as un gars propre pour te lécher ton clit.
    - Ok, c'était gratuit ça.
    - Peut-être.  Mais ça reste vrai.
    - Y'a ça.
    - Est-ce que ton anecdote horrible est finie?
    - Ouin.  Mais j'en ai une autre...  J'ai un party costumé samedi prochain.
    - God.  Quand est-ce que le monde vont comprendre que c'est poche de se costumer?
    - Je sais pas.  Moi je vois ça de même: Se déguiser, c'est pour la plèbe.  Comptez-vous chanceux si je me colle des faux-cils et je mets mon boa rose fluo.
    - My God...  Tu AS un boa rose fluo?
    - Oui.  Relent de l'Halloween passé. 
    - Ah mon dieu.  Ça vient de me revenir en coup de vent.  L'Halloween l'an passé.
    - Ouin, l'Halloween l'an passé.
    - Il s'en était passé des choses, à l'Halloween de l'an passé.
    - Ouin, beaucoup de conneries à l'Halloween de l'an passé.
    - Mais là cette année tu restes à Montréal? 
    - Oui, j'ai pas les moyens de partir sur un coup de tête à Québec.  Je préfère que Québec vienne à moi. 
    - Ce que Québec fera?
    - En partie, oui.  Le Québec se déplacerait pour venir visiter Elyane la légende. 
    - Bien sûr.
    - Toi, t'as tu des nouvelles?
    - Hein? Ben, vite de même, si j'ai des nouvelles...  Le prix du pétrole est à la hausse et Calvillo ne jouera plus jusqu'à la fin de la saison.
    - Non?  C'est vrai qu'ils sont pas full hot nos Alouettes cette année...
    - Ah ouin?  Je sais pas.
    - Moi non plus, au fond.
    - Dude, il s'en va 8h00 et j'ai pas mangé.  Je m'auto-digère.
    - Fine.  J'avais une couple d'affaires à faire moi aussi.
    - Comme.
    - Des trucs.
    - Ah ouin, précis de même.
    - Oui.
    - Heu ok.  Ben amuses-toi debord.
    - T'inquiètes.
    - Ok ben, heu, bye!
    - Bye!
    10/13/2007

    Eleanor Rigby

    Trois semaines de silence radio.  Je sais.  Houston, we don't have a problem.
     
    Ça fait pourtant bien plus que 3 semaines que je n'ai pas eu le temps de me prêter à mes activités préférées: dormir, cuisiner, faire l'épicerie, lire et m'horizontaliser dans mon divan mou.  En silence.  Toute seule. 
     
    À la place, j'ai travaillé comme une folle, j'ai socialisé avec des gens, j'ai passé des journées à magasiner sans vraiment trouver ce que je voulais.  Now is the time to sit down and ponder.
     
    Il y a trois semaines, j'en étais où exactement?  Ah oui, il y a eu la débauche de la fête de Maxime, y'a eu Kael qui est parti le lendemain, y'a eu le dimanche au ciné et la fête d'Amélie. Ensuite, il y a eu Sébastien Fontaine dans Occupation Double et Karine Bellemarre dans Loft Story.  Il y a eu le souper avec Maria et Geneviève, le déjeuner avec Amélie, le magasinage sans fin cette journée-là.  On m'a littéralement mise dehors d'un magasin à 5h00.  Le lendemain, il y a eu le ménage partiel et Geneviève et Antoine sont venus avec ma nièce Roxy pour qu'on écoute OD ensemble.  Pendant la semaine qui a suivi, j'étais une boule de nerf en voie d'être assermentée.  Vite la robe, les extensions de cheveux, le make-up, tout a été mis en oeuvre pour que je sois convaincante dans le rôle de la jeune arpenteure-géomètre montréalo-centriste.  Vendredi midi, chargée de mes bagages pour toute la fin de semaine de 4 jours, j'ai fait la 20 pour la n-ième fois de ma vie. 
     
    J'ai passé une fin de semaine comme je les aime.  Sauf peut-être pour le bout où je suis arrivée en retard à l'assermentation.  Et où j'ai perdu mes bagages dans le Centre des congrès de Québec.  Beaucoup d'amis, juste assez de boisson, de la bonne bouffe (et de la mauvaise), du temps pour végéter, du temps pour s'activer.  Des grandes conversations.  Du rattrapage de temps perdu.  Un milkshake sur la terrasse Dufferin. 
     
    J'ai préconisé l'approche du plaster pour m'en aller.  J'ai décidé à 19h40 de prendre l'autobus de 20h30, ce qui m'a tout juste donné le temps de risquer la mort assise dans la petite auto de Marc, alors qu'il tentait, sous mes menaces, d'arriver à l'heure au terminus Ste-Foy.  J'ai chargé mes bagages dans l'Orléans et je suis montée dormir dans le bus.  Réveillée à Ste-Hélène, parce que ça pue tout le temps dans ce coin-là.  Rendormie.  Réveillée à Longueuil.  Restée réveillée jusqu'au terminus Berri.  Un zombie dans le métro jusqu'au métro Jarry.  J'ai bafouillé mon adresse au chauffeur de taxi, qui n'avait pas de monnaie pour un 20$.  Arrange-toi mon grand.  Moi je veux aller dormir. 
     
    Mes boss sont revenus de leur voyage en Chine et au Japon.  Ils n'ont pas trippé sur le Japon.  Pas comme moi, en tous cas.  Mais comme ils m'avaient laissé, à l'assermentation, une  carte remplie d'un gros cadeau de félicitations, j'ai résolu de ne plus être méchante avec eux en ligne.  Jusqu'à la fin de l'année.  Ou jusqu'à ce qu'ils recommencent à m'insulter. 
     
    Une semaine de 4 jours, c'est pas supposé paraître long.  Mais celle-ci a été interminable.  En plus, j'ai pas fait l'épicerie depuis un mois (à part pour du pain, du lait et des pommes), alors mon frigo et mes armoires sont vides.  Ma vaisselle s'empilait depuis 2 semaines, incapable que j'étais de trouver la motivation pour la faire quand je rentrais à 7h30 du bureau chaque soir.  Mon linge sale s'éparpillait à la grandeur de l'appartement, entre la salle de bain et le salon.  Ma cuisine était épargnée, parce qu'elle me dégoûtait tellement avec ses piles d'assiettes puantes que je n'osais pas m'y aventurer à part pour me faire des toasts. 
     
    Hier soir, je me suis horizontalisée dans mon divan, c'était une soirée marathon de What Not to Wear.  Avec un nouvel épisode en prime, et un épisode que je n'avais jamais vu.  Avec des chips Crème sûre et oignon et une Kit-Kat.  Ça m'a presque fait oublier qu'à Québec, il y avait un rassemblement chez Pierre-Matthieu pour manger des saucisses et boire de la bière. 
     
    Ce matin, j'ai pris le temps de lire.  Je me suis levée, j'ai mis les disques de Beatles que mon père m'a prêtés lundi dernier.  J'ai fait ma vaisselle, enfin.  J'ai sorti les vidanges.  Ça ne sent plus bizarre dans ma cuisine.  Quoiqu'il n'y a personne pour venir la renifler non plus...  Il est presque 2h00, il est temps que j'aille asceptiser ma salle de bain.  Demain je pensais peut-être faire un bout d'épicerie et cuisiner un peu.  Je voudrais aussi aller chercher des cadres pour accrocher mes photos d'Irlande. 
     
    Je suis bien là.  Toute seule.  Pas de bruit, à part le frigo et le ventilateur de mon ordi.  Le disque des Beatles est terminé.  De temps en temps, une auto roule dans une flaque sur la rue Villeray.  J'oublie mon mal de tête qui ne me quitte jamais.  J'oublie que je n'ai plus vraiment de linge propre pour aller travailler lundi.  Je pense à rien.  Pas au a.g. que je peux maintenant mettre après mon nom.  Pas à tout ce que j'ai besoin et que je n'ai pas.
     
    À rien. 
     
    God.  That feels good.