Elyane's profileChroniques de mon très q...PhotosBlogLists Tools Help

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    10/29/2006

    Le jeu de l'amour et du hasard...

    Depuis hier matin que je grince des dents... 
     
    Ça va finir par passer.  Bientôt.  Aussitôt que ma mémoire auditive sera prête à passer à autre chose.  Vincent m'a invitée à l'impro ce soir.  Je pense bien que ça va me faire du bon de sortir.  Vendredi soir, le party a été malade.  Pas beaucoup dormi par contre.  Et hier, avec le souper aux huîtres, en famille, ça a pas été de tout repos.  Et j'ai besoin de beaucoup de repos.  Et de Marian Keyes.  Beaucoup de Marian Keyes.  Vous voyez, aujourd'hui j'ai lu un de ses romans.  Et ça va déjà beaucoup mieux.  
     
    On dirait que c'était une fin de semaine inspirée pour beaucoup de monde pour faire des moves dans les buts de l'autre équipe.  Je parle pas de la défaite du Rouge et Or, ni de celle de nos Glorieux, ni de la victoire des Alouettes.  Je parle de réels troubles cardiaques.  De ceux que l'hôpital n'a rien à cirer. 
     
    Alors pour célébrer le vrai grand amour, j'ai décidé de mettre des photos du mariage de Julie en ligne, celles que Sonia vient tout juste de m'apporter.  Il y a tellement d'amour sur ces photos-là, j'espère que vous allez le sentir.  Surtout quand Sonia s'est laissée aller avec les photos en sépia... :) 
     
    Et maman, c'est quoi cette histoire de mon blogue à Enjeux?? J'ai passé l'après-midi à écouter les reportages des archives des dernières semaines qui sont publiés sur Internet et j'ai rien vu...  T'es sûre que tu disais pas ça pour me remonter le moral? :) 
     
    J'accroche mon sac de voyage pour quelque temps.  On m'a proposé Rimouski dans deux semaines.  Ça serait le fun.  Mais une visite à la banque s'impose avant toute chose.  Un rendez-vous de type "T'as fini tes études, maintenant crache le cash."  Time's up.  Party's over. 
     
    Comme l'on dit des vieux sages : "C'toujours d'même quand l'hiver approche..."
    10/23/2006

    Tsé...

    Tsé quand tu passes la journée à penser à ce que t'as le goût de dire à quelqu'un.
     
    Tsé quand c'est la seule personne à laquelle tu te vois te confier dans l'immédiat.
     
    Tsé quand tu te fais déjà dans ta tête toute la conversation que tu vas avoir...
     
    Tsé quand ça s'adonne que ton amie s'est fait enlevé ses dents de sagesse la journée-même.
     
    J't'adore Amé.  Profites bien de ta pause pour désenfler à souhait.  On se reparlera de mes nounouneries un autre jour!

    J'emmerde la personne qui a acheté le billet de saison du siège 17, rangée N, section 9!

    J'émerge d'une sieste réparatrice...  Et pourtant...
     
    Samedi matin, première heure, Denis m'appelle et m'offre le lift pour Québec.  Ça tombe bien, j'avais oversleepé et raté l'autobus qui m'aurait amenée à temps au lieu de rendez-vous.  Vers 9h15, on s'est mis en route pour 2h30 de conversations, de McMuffins, de chansons des années 80-90 (malheureusement, pas entendu Coeur de Loup...  Me semble que je serais dûe...).  En passant les ponts, les deux on a été submergés par l'étrange impression d'être revenus chez nous.  Ce qui est pas une full bonne chose, étant donné que tous les deux on est établis à Montréal, avec des jobs et tout.  M'enfin...  Denis me laisse sur le campus, tout près du Tailgate d'avant-match du Rouge et Or. 
     
    Talk about respectable early morning drinking! Tout le monde était chaud dans le parking du PEPS.  Tout le monde sauf moi.  Moi j'étais congelée à attendre près du pilier Nord, lieu du rendez-vous.  J'avais oublié ma tuque et mes mitaines dans l'auto de Denis.  Et là, quand j'étais en train d'attendre, j'ai eu un pincement de doute.  Mon self-événement allait être un flop.  Personne ne venait au rendez-vous.  J'étais venue pour rien.  En plus, j'étais en train de perdre la sensation dans mes bouts de doigts.  Puis, juste comme je me décide à aller trouver refuge chez Marcel, mon refuge pour la nuit, Vincent arrive avec sa blonde.  C'est peut-être une hallucination due au froid, mais je jure que j'ai entendu un choeur grégorien chanter l'Alléluia.  Vincent avait des mitaines de rechange.  Des étranges mitaine avec une séparation entre le majeur et l'annulaire.  Mais ça gardait au chaud.  J'ai regardé le match (ou bien je l'ai tu regardé?  Me semble que je m'en souviens pas...)  Faut dire qu'on s'est mis sur la Budweiser assez tôt, et qu'à cause du froid, on s'est tous transformés en pisse-minute...  (ok, je dois soulever un point de grammaire...  Est-ce que pisse-minute ça se met au pluriel?)  Bref, quand il restait 3 minutes 44 au 4e quart, on commençait à trouver le temps long et à faire la danse de Saint-Guy.  Et en temps réel, pour que les dernières 3 minutes 44 s'écoulent, il a fallu 15 à 20 minutes à cause des arrêts de jeu, des punitions, des bottés, etc.  Et en plus, l'autre équipe a réussi à éviter le blanchissage à la dernière minute (littéralement!) avec un touché.  Sinon on les aurait lavés.  Vincent avait prédit 34-0...  Il a presque eu raison... 
     
    Après le match, j'ai enjoint Marc à venir me rejoindre au Cactus.  Finalement, il est arrivé avant moi...  Oups!  Je m'excuse!  En plus, le Cactus était réservé au complet et, étant donné que je me crois au-dessus des réservations de resto-bar les samedis soirs de hockey, il n'y avait donc pas de place pour nous... On a quand même réussi à négocier pour qu'on puisse prendre une bière en attendant que la foule qui m'avait promis de venir arrive.  Alexis arrive donc, avec sa sympathique blonde.  Comme ça faisait des mois qu'on ne s'était pas vus, et qu'Alexis, c'était mon fidèle coéquipier dans la douleur des gros travaux poches, j'étais vraiment contente de le revoir.  Parce qu'en même temps, on est tous les deux les fiers parents de deux ordis portables jumeaux.  Et puis aussi parce que je n'ai pas encore retrouvé quelqu'un qui catchait toutes mes références Pérussiennes dans mon quotidien...  Alexis et sa douce ne sont pas restés très longtemps, ils étaient attendus pour souper ailleurs.  D'ailleurs, Alexis m'a confié n'être venu que parce qu'il avait peur de moi et du climat de terreur que je suis capable de faire régner...  Haha!! Elle est bien bonne! Grrrrr...
     
    On s'est donc retrouvés, Marc et moi, à la rue devant le Cactus.  Affamés.  Et moi un peu enivrée.  Mais juste un peu.  Denis vient nous rejoindre.  And then they were three.  Marc a mis son cellulaire à profit pour que le tam-tam géomaticien fasse circuler la nouvelle: finalement, ça se passe au StarBar.  Je trouvais toujours que ça commençait à sentir le flop de plus en plus fort...  Mais en même temps, je me disais, "Qui est-ce qui étudie VRAIMENT un samedi soir?"  Au StarBar, l'aria pour trouver une table pour 10 à 12 personnes recommence.  C'est tellement grand, je me disais, pas besoin de réserver!  Yeah right, encore une fois, c'était full.  On a fini par négocier pour une table à 4 en attendant.  Et le pichet de bière venait d'arriver quand les 4 personnes de la table d'à côté la libère.  And then we had room for 8.  But were still just 3.  Denis, en regardant l'heure, décide de retourner sur le champ à Montréal, faire une surprise à sa blonde.  En passant Denis, ton message est passé. :)  And then we were 2.  And then I was scared.  Et puis Caro est arrivée, avec Sébas.  Ce qui en soit est un miracle, étant donné que l'autoroute qui relie la Beauce à Québec est complètement inondée.  Caro a dû passer par les rangs pleins de bouette pour m'honorer de sa présence.  Que j'ai infiniment appréciée, même si on a pas eu l'occasion de parler longtemps.  Juste sa présence là, c'tait ben en masse.  Et puis, avec Caro, on n'a pas toujours besoin de parler pour savoir ce que l'autre pense.  Alors c'était bien parfait.  Les pichets roulaient tranquillement.  Simon arrive, Émilie, Mathieu, Tristan, Marc, Annouk, Olivier, Vincent, Marie-Andrée.  Je ne me souviens plus exactement l'ordre.  mais j'étais tellement contente que ça ait l'air normal pour tout le monde d'être là.  Parce que c'est comme ça que je me sentais précisément.  Comme si tout ça était normal.  Comme si c'était naturel qu'on se retrouve tous un p'tit samedi pour boire de la bière en regardant le hockey à moitié, en jasant de tout et de rien, même si à la fin de la soirée, on se séparerait pour retourner qui en Beauce, qui à Montréal, qui étudier pour les examens de mi-session, qui pour retrouver leur chat avec une queue cassée.  Tout ce qu'il y a de plus normal.
     
    Je squattais chez Marcel pour la nuit, qui m'avait bien interdit de faire un Varin et de l'empêcher de dormir dans son lit.  Il a pallié au problème en m'apportant des couvertes et oreiller alors que je m'étais endormie sur le divan en écoutant Maurice Richard avec la coloc et le chum de la coloc.  Marc, ton divan, je dois le dire, n'est pas hyper confo.  Mais c'est pas grave, t'as plein d'autres qualités.  Et j'espère que tu es content que je ne t'aie pas épilé à mort pendant ton sommeil.  C'est toujours pratique de traîner sa pince dans ses poches.  On ne sait jamais quand ça va nous servir à nous protéger des p'tits descendants de Peaux-Rouges convaincus qu'on a volé leur cellulaire... 
     
    De bon matin aujourd'hui, je me suis préparée à partir.  J'ai emprunté l'ordi de Max qui de toutes façons n'était pas là, afin de consulter les horaires d'autobus.  J'ai préparé mon paqueton (que je n'ai pas encore défait, d'ailleurs).  À la toute dernière minute, j'ai réveillé Marc.  Il était 10 heures.  Il avait assez dormi.  Après tout, c'est un fonctionnaire, faut bien qu'il souffre un peu!   A 1h30, je suis débarquée de l'Orléans Express sur le quai de Longueuil.  Un vieux truc d'indien à moi.  On économise environ 15 minutes comme ça...  Je suis arrivée chez moi un peu après deux heures.  J'ai mis mon pyjama.  Je me suis réveillée il était 8h00.  Et en ce moment, je vendrais un de mes frères pour une bouteille de Gatorade.  J'ai pas encore décidé lequel.  Avant ça faut que je décide lequel j'aime le plus.  Et ça, c'est une très grosse décision à prendre quand on a un mal de tête de lendemain de séjour à Québec.
     
    Allez, c'est l'heure de me coucher.  Je travaille demain.  *Soupir*  Mais je remonte à Québec vendredi prochain...  Pour un party costumé...
     
    Doh!!!
    10/16/2006

    Hey hey!

    I'm back!
     
    Fin de semaine intense en émotions à Toronto...  Je vous invite à m'inviter chez vous pour que je vous commente les photos...  Pis anyway, Toronto, c'est toujours ben juste Toronto, la tour du CN, la Coupe Stanley, Andy Warhol, un musée sur les souliers et un Sephora. Et un système de transport en commun enviable!
     
    Et le prix citron au Downtowner Inns. 
     
    Là je me pieute dans mon p'tit lit douillet... Pour ma première nuit de sommeil complète depuis 4 jours... 
     
    God Bless the Queen!
     
     
    10/14/2006

    Voilà, j'y suis

    Checkez les photos, pis je vous en reparle plus tard...
     
    Mais bon, sachez qu'il ne faut jamais lésiner sur la qualité des hôtels...  Et que les transports  en commun existent pour faciliter les déplacements....
     
     
    10/7/2006

    Le monde est petit...

    ...  Ou bien alors je suis véritablement le centre du monde. 
     
    Dans 16 heures, ma p'tite Julie se mettra la corde au cou pour de bon.  La première de ma gang qui se marie...  Ouf... 
     
    Mais...  Ce n'est pas une raison pour m'empêcher d'aller à la super pendaison de crémaillère de fin de stage de départ en Gaspésie de mon amie Catherine.  Là où j'ai compris que le monde entier tournait autour de moi.  Mais je crois que je ferais mieux de tout replacer en ordre chronologique, pour que vous puissiez mieux comprendre...
     
    Tout ça en commencé vers 1989.  J'étais en première année et j'ai commencé à me tenir avec une certaine Valérie Scott.  (Faut dire son nom au complet.  Valérie, c'est une firstie-lastie...  Je suis incapable de l'appeler autrement que par son nom complet...  Déformation, faut croire...)  On se tenait pas vraiment vraiment ensemble, en fait, le seul souvenir que j'aie d'elle, c'est qu'elle me faisait la joke de Pète pis Répète à l'infini parce que je la catchais pas...  On s'est suivies au secondaire, on est devenues des amies proches.  Au Cégep, on a commencé à se voir moins souvent.  Et depuis l'université, c'est une fois de temps en temps.  Une fois par année, disons.  C'est normal, c'est la vie qui continue!
     
    Au Cégep, j'ai commencé à me tenir avec une grande originale du nom de Catherine Dea.  Mieux connue comme Cat D.  Ou Catrin.  Ou Cât.  Cat a décidé d'entreprendre des brillantes études en médecine.  Elle suspendait ce soir sa crémaillère.  C'est là que ça se complique.
     
    Catherine habite en appartement avec Annie-Claire, qui est amie avec Valérie Scott depuis le cégep.  Je savais donc que cette dernière serait présente.  Aux côtés de Valérie se trouvait Catherine Fortin, une fille qui a toujours été dans mes groupes au secondaire, donc que je connaissais bien.  Valérie m'a ensuite présentée à son amie Stéphanie, qui savait ce qu'était la géomatique parce qu'elle a été en France avec Andréane, Mathieu et Marc, 3 personnes avec qui j'ai fait mon bacc. à Québec.  D'ailleurs, elle va faire une activité quelconque avec ce cher vieux Mathieu lundi prochain.  On continue à se promener dans le party quand je suis présentée à Jordan.  Ok, là je vous demande de me suivre...  Jordan, il jouait dans le band de l'ami d'une de mes amies, et j'ai connu ces deux derniers au secondaire aussi.  Et pas ce soir, mais l'autre party d'avant, que Catherine avait organisé, j'avais retrouvé une autre fille du secondaire dans un cercle où on se passait des join...  des cigarettes Popeye. 
     
    Vous le voyez, hein, vous autres aussi??  Plus de doutes possibles!
     
    Moi je le dis, je suis le centre de l'univers.  Et j'ai des preuves.
    10/4/2006

    1 semaine plus tard dans l'Est de la Ville...

    Avez-vous déjà été victime de discrimination?  Ouin je le sais, c'était le sujet de l'heure de la semaine dernière.  Mais bon, moi je viens tout juste d'écouter Enjeux en différé sur Internet.  Donc je pense que je voudrais en parler ici.  Maintenant.
     
    C'est très facile d'ostraciser quelqu'un.  Surtout un kid.  Par d'autres kids.  Moi je pense que j'ai donné en la matière.  En fait, je pense que si quelqu'un sortait un violon drette là, je pourrais vous faire pleurer...  C'est dur des jeunes.  J'ai été victime de racisme quand j'étais jeune.  Là vous allez voir mes photos pis vous vous dites, "Fais-là, toi, elle est blanche comme du laid!"  C'est vrai.  Pis je bronze même pas l'été...  Mais j'ai été vivre en Afrique par exemple.  La vraie Afrique Noire, toute Noire, comme l'a bien dit Normand Lamour...  Le moment qui m'a vraiment le plus marquée, c'est quand on a visité un ancien camp d'esclavage avec les autres élèves de ma classe.  J'étais alors en 4e année du primaire, donc assez grande pour comprendre ce qui s'était passé dans les cellules qu'on visitait.  Et le guide touristique explique au groupe (évidemment, je suis la seule dépigmentée du groupe!) les horreurs que les Blancs ont fait subir aux Noirs.  C'est complètement du racisme inversé.  Tu sens le regard de tes amis sur toi, de gens que tu ne connais pas et qui ne te connaissent pas non plus, mais qui te dévisagent, et pour qui tu prend un peu le visage du mal.  Mon peuple contre le tien.  Tiens-toi bien. 
     
    Je ne comprend pas, des fois, comment mes frères et soeurs peuvent lâcher des commentaires racistes sur la population multiculturelle de Montréal.  Je ne suis pas niaiseuse, je le sais bien que des fois, je suis la seule Tremblay de souche dans l'autobus...  Je ne comprend pas comment des gens qui ont eu des meilleurs amis de couleur et de culture différente pendant plus que 2 ans, font pour ne remarquer que le nombre de gens de différentes nationalités autour.  On est supposé avoir été désensibilisé par immersion complète!  On a été dans leurs culottes.  Je pense qu'on peut, entre nous autres, arrêter de les dévisager.  Mais peut-être aussi que c'était juste moi qui se faisait regarder de travers et parler dans son dos.  Et peut-être que c'est juste moi qui a voulu mourir de honte, sur l'île de Gorée, quand j'ai un peu endossé les gestes des trafiquants d'esclaves Blancs vis-à-vis des ancètres des mes amis.  Noirs.  J'ai toujours eu le dos large et j'ai jamais hésité à porter un fardeau...  Celui-là, de plus ou de moins...
     
    J'ai aussi été "bullied" au primaire.  Quand nous sommes revenus du Sénégal, je suis retournée, avec le plus vieux de mes petits frères, dans notre ancienne école à Duvernay, avec la racaille de Laval.  J'étais alors en 5e.  L'autobus représentait mon cauchemar le plus profond.  Je pense pas vouloir parler ici de tout ce qui a pu m'être dit.  J'ai vu mon p'tit frère manger un coup de poing dans le ventre pour avoir voulu prendre ma défense.  Un p'tit gars de 3e année se faire frapper par un gars de 6e qui avait déjà redoublé une fois.  Moi j'avais reçu "juste" un coup de poing dans la face, j'ai eu la pomette rouge.  Mon p'tit frère a eu le souffle coupé.  Je ne me suis pas fait beaucoup d'amis cette année-là.  L'année suivante, on déménageait à Rosemère et on changeait d'école.  Je me suis auto-mise-de-côté en arrivant à ma nouvelle école.  Je ne connaissais personne, et je n'étais là que pour un an de toutes façons.  Mais j'ai appris une autre leçon de vie.  Si tu ne laisses pas aux têtes fortes l'occasion de te rejeter et que tu te conduis comme un rejet par toi-même, la colère des connards n'est que plus terrible...  Y'a donc aucun choix pour les laids de ce monde, ceux qui sont différents physiquement ou mentalement.  Moi j'étais un combo, je crois.  J'étais laide, bollé, (j'ai été Blanche!), j'ai parlé avec un accent, et je n'ai pas voulu m'intégrer du premier coup.  Au secondaire, ça m'a pris 3 ans avant de me refaire des amies.  Et je ne les ai pas lâchées depuis. 
     
    On s'en sort vivant, de la discrimination.  Mais ça prend l'instinct de survie.  Et beaucoup de force de caractère.  J'ai quelques séquelles par contre...  Je truste pas beaucoup de monde avec mes secrets intimes.  J'ai une peur féroce des adolescents de 12 à 16 ans (donc j'évite toujours les écoles secondaires...  Je change de ligne d'autobus chaque matin parce qu'il y a trop d'ados dans la 180 à l'heure de pointe).  Y'a pas grand monde qui peut me marcher sur les pieds.  Et je suis incapable d'être insouciante de ce que j'ai l'air.  Tout le monde a ses bibittes dans la vie.  Je viens juste de vous en partager des p'tits bouts des miennes...
     
    À bon entendeur...
     
    10/3/2006

    Je l'ai!

    J'ai mon billet de train!!
     
    Toronto, here I a come!
     
     
    10/1/2006

    Mes nouveaux amis

    Esti de Msn Spaces.  Je viens pour écrire un p'tit billet tout sympa, pis il me met une bannière de Lavalife "Combien de fois êtes-vous restée seule chez vous un vendredi soir?" Et puis à côté, les chiffres déroulent...  Grrrr...  J'ai pas besoin de me le faire rappeler! :)
     
    C'est même pas vrai en plus... Vendredi dernier, j'ai été au Ikea et j'ai acheté 4 belles plantes...  Voilà, Lavalife, dans tes dents...  J'ai acheté 4 nouveaux amis.  Dont un ananas... C'est-à-dire, un plant d'ananas.  Dont je suis particulièrement fière...  Je vais en prendre bien soin et quand il sera assez gros, Vincent m'a dit qu'il viendrait le manger avec moi! :)  Vincent qui m'a d'ailleurs partagé que sa blonde lui avait donné un caféier, une plante qui va lui donner des p'tits cafés...  Peut-être qu'il faut connaître Vince pour savoir comment c'est drôle quand il parle de son caféier qui va donner des p'tits cafés...  Et le visualiser en train de siroter une espresso... 
     
    J'adore mes plantes.  Je les ai déjà pourvues d'une personnalité.  L'ananas est un jeune adolescent, plein de promesses.  La p'tite chose spiralée est une jeune fille pleine de vie et incapable de rester en place.  L'aloès est une autre fille, une jeune femme raisonnable, qui se sait utile et qui veut servir de modèle à l'ananas.  L'autre plante qui a des feuilles rouges, jaunes et vertes, c'est un gars gay dans la trentaine, qui est mature et qui sait qu'il décore bien...  Il est aussi plus indépendant que les 3 autres.  L'arrivée de mes nouveaux amis a aussi entraîné un réaménagement partiel de mon salon...  J'en ai profité pour faire le ménage de l'appart...  Il me reste juste  un bon coup de balai à donner et je vais être vraiment fière de moi! :)  Ca tombe bien, y'a des pompiers qui vont venir inspecter si mon appart est safe contre le feu demain...  Et ils vont voir que je suis une jeune fille ordonnée qui a un appart qui sent bon le linge propre et les fruits frais...  Ils vont aussi constater que j'ai voyagé un peu...  Avec un peu de chance, ils vont laisser leur numéro de téléphone avant de partir... :) 
     
    Il y a le mariage de Ju la semaine prochaine.  Toronto la semaine suivante.  Québec celle d'après la prochaine... 
     
    Il y a des soupers chez des amis, des partys... 
     
    Fuck Lavalife.